| Accessoire pour kayak | **** | Les rainures transversales de cette pièce en bois assurent sa fixation sous les courroies du pont.
Le nutakit, sous lequel est glissée une pale de la pagaie lorsque le kayak est à l'arrêt sur l'eau, permet la stabilisation de l'embarcation; il sert également à retenir les menus objets que le chasseur place sur le pont.
cf. VI.197. |
| Aiguille à tatouer | **** | Aiguille en cuivre fichée dans un manche en bois ligaturé de tendon.
«Partout». D'après Gabus (1940: 93), «un fil de caribou enduit de la suie et de la graisse qui bordent les lampes à huile est passé sous la peau à l'aide d'un poinçon.» Seules les femmes étaient tatouées, au visage. A l'époque de la collecte, le tatouage était rare chez les Paallirmiut mais demeurait fréquent parmi les Qairnirmiut. |
| Appât | **** | Représente un poisson. Ivoire et cuir; les pendentifs sont des dents de caribou.
Les appâts pour la pêche sont utilisés avec la foène ou le hameçon. |
| Appât | **** | Représente un poisson. Ivoire et cuir; les pendentifs sont des dents et des segments de mâchoire de caribou.
Les appâts pour la pêche sont utilisés avec la foène ou le hameçon. |
| Arbalète | **** | L'arbrier en bois de récupération comporte une encoche pour la ficelle; l'arc est une côte de caribou.
L'idée de ce jouet que Birket-Smith ne mentionne pas a probablement été empruntée aux Blancs. |
| Arbalète jouet avec quatre fléchettes | **** | Arbalète a): arbrier fait de deux planchettes de bois de récupération clouées ensemble et creusées d'une gorge pour la fléchette; une branchette grossièrement écorcée le traverse. La détente est obtenue par une ficelle placée près d'une encoche sur l'arbrier. Inscription de la main de Gabus sur l'objet: «Kridlor Hnayara» et quelques signes syllabiques indéchiffrables.
Flèches b) à e): en bois de récupération, grossièrement taillées à une extrémité et encochées à l'autre. Probablement pour l'arbalète a). |
| Arc | **** | Ficelle tendue sur une côte de caribou.
D'après Gabus (1944), les hommes aussi s'exercent à l'arc miniature lorsqu'ils sont retenus à l'intérieur de l'iglou par la tempête. |
| Bandeau | **** | Laiton, cuir, galons de tissu rouge et beige, perles de verre (bleu, blanc, rouge) sur fIl de tendon; franges terminées par des dents de caribou; bouton d'importation.
«Pour femmes seules».
L'étymologie de «kraurut» [qaurut], nom vernaculaire du bandeau, est la suivante. Qau est l'onomatopée du cri du corbeau. Selon les mythes esquimaux, ce cri a créé la lumière. De l'idée de lumière est dérivée celle de connaissance (qaujimajuq: il sait, il connaît), puis de front, qauq, siège de la pensée, d'où qaurut: ce qui sert au front. D'après Birket-Smith (1929a: 226, 229), les bandeaux, faits du laiton de vieux télescopes, sont portés par les femmes Paallirmiut seules. |
| Bandeau | **** | Laiton avec attaches en flanelle rouge et pendentifs en perles de verre (noir, blanc, bleu marine, rouge, jaune) sur fil de tendon; franges terminées par des dents de caribou; bouton d'importation.
«Pour femmes seules».
L'étymologie de «kraurut» [qaurut], nom vernaculaire du bandeau, est la suivante. Qau est l'onomatopée du cri du corbeau. Selon les mythes esquimaux, ce cri a créé la lumière. De l'idée de lumière est dérivée celle de connaissance (qaujimajuq: il sait, il connaît), puis de front, qauq, siège de la pensée, d'où qaurut: ce qui sert au front. D'après Birket-Smith (1929a: 226, 229), les bandeaux, faits du laiton de vieux télescopes, sont portés par les femmes Paallirmiut seules. |
| Bandeau | **** | Laiton avec attaches en flanelle rouge et pendentifs en perles de verre (bleu, blanc, rouge, noir) sur cuir et fil de tendon; franges terminées par des dents de caribou.
«Pour femmes seules».
L'étymologie de «kraurut» [qaurut], nom vernaculaire du bandeau, est la suivante. Qau est l'onomatopée du cri du corbeau. Selon les mythes esquimaux, ce cri a créé la lumière. De l'idée de lumière est dérivée celle de connaissance (qaujimajuq: il sait, il connaît), puis de front, qauq, siège de la pensée, d'où qaurut: ce qui sert au front. D'après Birket-Smith (1929a: 226, 229), les bandeaux, faits du laiton de vieux télescopes, sont portés par les femmes Paallirmiut seules. |
| Bandeau | **** | Laiton, avec attaches en flanelle bleu nuit et pendentifs de perles de verre (noir, blanc, bleu, rouge) montées sur fù de tendon; franges terminées par des dents de caribou.
D'après Jean Gabus (1986: communication personnelle), ce bandeau, dont le métal provient d'un réchaud «Primus», était destiné à une jeune fille. |
| Bandeau | **** | Perles de verre (bleu, blanc, rouge) montées sur tissu de coton beige.
«Un peu partout». D'après Birket-Smith, pour hommes portant les cheveux longs longs.
L'étymologie de «kraurut» [qaurut], nom vernaculaire du bandeau, est la suivante. Qau est l'onomatopée du cri du corbeau. Selon les mythes esquimaux, ce cri a créé la lumière. De l'idée de lumière est dérivée celle de connaissance (qaujimajuq: il sait, il connaît), puis de front, qauq, siège de la pensée, d'où qaurut: ce qui sert au front. D'après Birket-Smith (1929a: 226, 229), les bandeaux, faits du laiton de vieux télescopes, sont portés par les femmes Paallirmiut seules. |
| Baquet | **** | Bord fait d'une seule planche recourbée dont les extrémités sont jointes par une double rangée de chevilles de bois. Le fond aux bords épaissis est assujetti par des chevilles plantées en biais. Deux anses en cuir sont passées dans des trous. Vernis rougeâtre. |
| Battoir à habits | **** | Bois de caribou. Une cassure est réparée par des rivets de cuivre et de fer.
"sert à enlever la neige des habits". Les habits recouverts de neige sèche sont battus dans une antichambre de l'iglou afin d'éviter que la fourrure ne se mouille puis gèle. Cette opération est essentielle chez les Esquimaux Caribous qui ne disposent pas de source de chaleur pour faire sécher leurs effets. |
| Battoir à mousses | **** | Andouiller de bois de caribou dont les pointes ont été sciées.
«Pour enlever la neige de mousse pour le feu». D'après Birket-Smith, cet objet sert non seulement à débarrasser les mousses et broussailles utilisées comme combustible pour la cuisine de la neige qui les recouvre mais aussi à les déterrer. |
| Bilboquet | **** | Section de bois de caribou évidée et percée de petits trous. Le bilboquet est relié par du fil de tendon à un stylet en os.
Le jeu du bilboquet est répandu chez tous les Eskimos. Chez les habitants de la côte, il est souvent fait d'un humérus de phoque barbu, qui comporte naturellement un trou. Ailleurs, il peut être en os ou en bois de caribou. Les Esquimaux Caribous de tout âge y jouent (Birket-Smith mentionne qu'il était tabou pour les femmes adultes), particulièrement les lendemains de séance chamanique, où il est tabou d'aller chasser, et les jours de blizzard, lorsqu'il faut rester enfermé dans l'iglou. Le stylet se tient de la main droite, l'os troué est lancé de la main gauche. A chaque coup heureux, le joueur prononce une phrase d'un long thème traditionnel dont Gabus a souligné l'aspect éducatif. Le jeu peut être compliqué en tenant le stylet entre les dents, en faisant tournoyer l'os percé dans un sens déterminé, etc. |
| Bilboquet | **** | Section de bois de caribou reliée à un stylet en os par du tendon tressé.
«Partout, la forme change un peu». |
| Bilboquet | **** | Phalange de caribou dont l'extrémité la plus large, sciée, est percée de petits trous. Cinq trous sont percés sous l'extrémité opposée. Cet osselet est relié à un stylet en os par du tendon.
«Partout, la forme change un peu». |
| Bilboquet | **** | Section de bois de caribou ("os long de renne" d'après Gessain) évidée, à laquelle est attaché un fil de tendon. Le stylet en bois, reproduit dans la publication de Gessain, a disparu.
Le jeu du bilboquet est répandu chez tous les Eskimos. Chez les habitants de la côte, il est souvent fait d'un humérus de phoque barbu, qui comporte naturellement un trou. Ailleurs, il peut être en os ou en bois de caribou. Les Esquimaux Caribous de tout âge y jouent (Birket-Smith mentionne qu'il était tabou pour les femmes adultes), particulièrement les lendemains de séance chamanique, où il est tabou d'aller chasser, et les jours de blizzard, lorsqu'il faut rester enfermé dans l'iglou. Le stylet se tient de la main droite, l'os troué est lancé de la main gauche. A chaque coup heureux, le joueur prononce une phrase d'un long thème traditionnel dont Gabus a souligné l'aspect éducatif. Le jeu peut être compliqué en tenant le stylet entre les dents, en faisant tournoyer l'os percé dans un sens déterminé, etc. |
| Bilboquet | **** | Humerus de phoque barbu non travaillé, relié à un stylet en os par une cordelette de tendon. cat.167.
Le jeu du bilboquet est répandu chez tous les Eskimos. Chez les habitants de la côte, il est souvent fait d'un humérus de phoque barbu, qui comporte naturellement un trou. Ailleurs, il peut être en os ou en bois de caribou. Les Esquimaux Caribous de tout âge y jouent (Birket-Smith mentionne qu'il était tabou pour les femmes adultes), particulièrement les lendemains de séance chamanique, où il est tabou d'aller chasser, et les jours de blizzard, lorsqu'il faut rester enfermé dans l'iglou. Le stylet se tient de la main droite, l'os troué est lancé de la main gauche. A chaque coup heureux, le joueur prononce une phrase d'un long thème traditionnel dont Gabus a souligné l'aspect éducatif. Le jeu peut être compliqué en tenant le stylet entre les dents, en faisant tournoyer l'os percé dans un sens déterminé, etc. |
| Bol | **** | De forme ovale, en pierre. Le fond est troué.
«Bol à bouillon de caribou. Trouvé sur une tombe». D'après Birket-Smith, les Paallirmiut et les Qairnirmiut déposaient des offrandes sur les tombes mais les tribus voisines ne le faisaient pas |
| Bonnet | **** | Flanelle rouge et noire; décorations de perles de verre (blanc, noir, rouge et rose) et dents de caribou au bout des franges. Des attaches de laine prolongent les cache-oreilles.
«Pour enfant. Dessin sans le blanc en dehors, ce qui est rare». |
| Bonnet | **** | Flanelle rouge, orné de perles de verre (bleu clair, noir, blanc, jaune, rouge, rose et saumon). Sale et usagé.
«Pour enfant. Dessin sans le blanc en dehors, ce qui est rare». |
| Bouche-plaies | **** | Bouche-plaies en ivoire du Cap Dan. Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929.
cf. VI.273 et VI.274. |
| Bouche-plaies | **** | Bouche-plaies du Cap Dan servant à obturer les blessures du phoque avant de le remorquer derrière le kayak.
Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929. |
| Bouche-plaies | **** | Bouche-plaies du Cap Dan. Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929.
cf. VI.273. |
| Bouton | **** | Matière osseuse; traversée par un fragment de lanière en cuir.
Objet du Cap Dan. Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929. |
| Boutons | **** | Bois; lien en coton.
Ils servent à relever le long pan arrière de la veste (voir 98), indication que la jeune fille est nubile mais ne vit pas encore maritalement. |
| Carquois, arc et cinq flèches | **** | a. Carquois: fourrure de phoque, poignée en ivoire et cordelette de tendon terminée par un bouton en bois de caribou.
b. Arc: trois pièces de bois de caribou maintenues par des rivets de fer. L'arc est renforcé sur sa face externe par une bande de cuir de phoque et de la cordelette de tendon.La corde manque. "Fait par Esq. qui a vécu de l'arc».
c-g. Cinq flèches: pointes en bois de caribou fichées dans des hampes en bois. Empennes faites de deux plumes rognées. |
| Ceinture | **** | Lanière de cuir avec oeillet à une extrémité et bouton d'ivoire à l'autre.
"Partout. Pour culotte. Pour homme: hiver". |
| Ceinture | **** | La pièce en os sculpté représente deux têtes d'ours accolées, dont les yeux, les naseaux et les coins de la mâchoire sont figurés par de petites incrustations de pyrite. Une lanière en peau de phoque terminée par un grand oeillet y est attachée.
Quoique ce type d'objet soit généralement décrit comme une poignée pour haler les phoques tués, la liste de Petitot ainsi qu'une illustration de sa main (Savoie 1971: 159, 172) indiquent qu'il s'agit d'une ceinture.
Elle porte une étiquette avec la date 1865. |
| Ceinture | **** | Cuir de phoque barbu comportant un oeillet à une extrémité et un bouton en bois à l'autre.
cf. VI.40. |
| Ceinture de chaman | **** | Cordelette de tendon terminée par une boucle et attaches de tissu.
Turquetil (1926: 429-431) semble distinguer quatre sortes de «conjureurs». Le devin "sakkayut", premier grade, porte une ceinture, quand il est en fonction, et en fait souvent porter à ses malades, même aux chiens. Cette ceinture est faite d'une lanière de cuir à laquelle sont attachées des banderolles de peau [...]. Un devin arrive-t-il dans le camp, toutes les femmes se précipitent à sa rencontre pour attacher au plus vite une bande quelconque à sa ceinture. Les "angatkokreartut", deuxième grade, portent la ceinture des sakkayut "devins" avec quelques fétiches en plus, os, pierre, imitant toutes sortes d'objets ou d'animaux, sur leurs habits, décorations symboliques, etc.) (1926: 429-430). La ceinture qu'il a recueillie semble donc avoir appartenu à un chaman de petite envergure. |
| Cinq dents de cachalot | **** | Chacune est percée d'un petit trou à sa base.
Ce sont très vraisemblablement les «dents que je ne crois pas être de morse» mentionnées dans la liste de Petitot. Il n'y a pas de morse dans la région du delta du McKenzie. |
| Couteau à dépecer | **** | La soie de la lame en ardoise polie est fIxée dans un manche en bois de caribou.
«Reproduction exacte des couteaux anciens». Birket-Smith donne l'illustration d'un couteau de forme semblable muni d'une lame en fer.
Réf. Birket-Smith 1929a: 140, 145 (ill.). |
| Couteau à dépecer | **** | La soie de la lame à double tranchant en ardoise polie est fIxée dans un manche en bois de caribou.
«Reproduction exacte des couteaux anciens». Gabus n'ayant pas séjourné à Baker Lake, il a dû obtenir ce couteau ailleurs. Boas donne l'illustration d'un couteau à dépecer de forme semblable muni d'une lame en fer.
Réf. Boas 1888: 517 (ill.). |
| Couteau à neige | **** | Lame en fer à double tranchant, comportant deux encoches, introduite dans un manche en bois par une fente sur une face. Une pièce de bois rivetée et une plaque de cuivre maintiennent la soie. Extrémité du manche cassée.
Les Paallirmiut employaient fréquemment ce type de lame, obtenu de la HBC qui en fabriquait pour les Indiens, les encoches servant à la ligature sur un manche de poignard. |
| Couteau à neige | **** | La soie de la lame en métal inoxydable est maintenue dans un manche en bois de caribou par deux plaques de fer rivetées. Inscription sur la lame: «E. M. Dickinson / Sheffield - England / Invicta Stainless».
Ce type de lame se rapproche de la forme de l'ancien couteau en os (voir 56). Le couteau à neige est utilisé pour découper les blocs de neige de l'iglou. Cet objet a été donné au collecteur par Pinnekradjout à Eskimo Point. (Gabus 1986: communication personnelle). |
| Croix à lancer | **** | Les deux planchettes taillées en pointe sont emboîtées et ficelées.
D'après Gabus (1944: 109, 115), la croix se lance contre les parois de l'iglou; c'est un jeu facile pour les jeunes enfants. |
| Cuirasse pare-flèches dorsale | **** |   |
| Culotte | **** | Fourrure de caribou, poil à l'extérieur, avec bandes décoratives horizontales de fourrure blanche. Un cordon de tendon passé dans un ourlet à la taille aboutit à l'arrière de la culotte, qui est plus haut que le devant. "Partout. Pour homme: hiver". Portée par-dessus une culotte. Les bandes horizontales indiquent qu'il s'agit d'une culotte d'homme. |
| Déchet de fabrication d'un tuyau de pipe | **** | Petite branche dont une extrémité ne comporte que les fibres centrales. «Krayuutak (Alariak) » d'après une étiquette collée, de la main de Gabus. |
| Dent gravée | **** | cf. 86.9.1. Représente un navire au pavillon américain. Le bas des coques et les pavillons des navires sont rouges, avec des traces de bleu. Ces dents de cachalot ont probablement été gravées par des marins américains. Elles sont incluses dans les collections esquimaudes car ce type de gravure a influencé le style des autochtones vers la fin du XIXe siècle.
[probablement région du détroit de Béring].
Don Sillimann, de Bahia, antérieur à 1890 puisque ces objets figurent dans une liste pour les assurances dressée cette année-là. |
| Dent gravée | **** | cf. 86.9.2. Gravée de deux navires de guerre battant pavillons anglais et américain. Le bas des coques et les pavillons des navires sont rouges, avec des traces de bleu. Ces dents de cachalot ont probablement été gravées par des marins américains. Elles sont incluses dans les collections esquimaudes car ce type de gravure a influencé le style des autochtones vers la fin du XIXe siècle.
[probablement région du détroit de Béring].
Don Sillimann, de Bahia, antérieur à 1890 puisque ces objets figurent dans une liste pour les assurances dressée cette année-là. |
| Dents de caribou | **** | Quarante-huit dents percées et enfilées sur un fil de tendon. «Pour ornements». Voir par exemple VI.36; VI.46; VI.47. |
| Ebauche de tuyau de pipe | **** | Petite branche dont les fibres centrales, vrillées, ont été extraites par torsion à partir d'encoches ménagées au couteau.
Cette ébauche illustre une technique pour obtenir un cylindre creux qui n'est pas mentionnée par Birket-Smith. |
| Ecuelle à bouillon | **** | De forme ovale, en bois, avec un manche court, cassé, renforcé par des clous de cuivre. Deux trous ont été obturés avec de la colle. Patine ou vernis brun-rouge.
Les écuelles servent à consommer le bouillon de viande de caribou qui constitue la nourriture de base des Esquimaux Caribous. La corne de boeuf musqué dont sont faites les écuelles V.20 et V.21 se raréfie vers 1920, ces animaux ayant été presque exterminés et interdits de chasse par le gouvernement canadien dès 1917. Un jeu consiste à faire tourner une écuelle sur elle-même au centre d'un cercle de femmes. Celle vers qui le manche pointe en s'arrêtant gagne et choisit un gage. |
| Ecuelle à bouillon | **** | Corne de boeuf musqué, avec un manche séparé assujetti par trois clous. Une des nombreuses fentes est consolidée par une plaque de fer. L'intérieur est recouvert de lichens. Les écuelles servent à consommer le bouillon de viande de caribou qui constitue la nourriture de base des Esquimaux Caribous. La corne de boeuf musqué dont sont faites les écuelles V.20 et V.21 se raréfie vers 1920, ces animaux ayant été presque exterminés et interdits de chasse par le gouvernement canadien dès 1917. Un jeu consiste à faire tourner une écuelle sur elle-même au centre d'un cercle de femmes. Celle vers qui le manche pointe en s'arrêtant gagne et choisit un gage. |
| Ecuelle à bouillon | **** | De forme ovale, en bois. Bord ébréché. Patine ou vernis brun-rouge. "Partout".
Les écuelles servent à consommer le bouillon de viande de caribou qui constitue la nourriture de base des Esquimaux Caribous. La corne de boeuf musqué dont sont faites les écuelles V.20 et V.21 se raréfie vers 1920, ces animaux ayant été presque exterminés et interdits de chasse par le gouvernement canadien dès 1917. Un jeu consiste à faire tourner une écuelle sur elle-même au centre d'un cercle de femmes. Celle vers qui le manche pointe en s'arrêtant gagne et choisit un gage. |
| Ecuelle à bouillon | **** | Corne de boeuf musqué, translucide. Les écuelles servent à consommer le bouillon de viande de caribou qui constitue la nourriture de base des Esquimaux Caribous. La corne de boeuf musqué dont sont faites les écuelles V.20 et V.21 se raréfie vers 1920, ces animaux ayant été presque exterminés et interdits de chasse par le gouvernement canadien dès 1917. Un jeu consiste à faire tourner une écuelle sur elle-même au centre d'un cercle de femmes. Celle vers qui le manche pointe en s'arrêtant gagne et choisit un gage. |
| Ecuelle avec manche | **** | Monoxyle, de forme hémisphérique, avec manche. |
| Flèche | **** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. |
| Fléchette | **** | Clou ligaturé par un fil de tendon contre une hampe en bois de récupération. D'après Gabus (1944), la fléchette peut être décochée par un arc ou une arbalète ou alors simplement lancée contre une cible. |
| Flotteur | **** | Flotteur en peau de phoque entière, épilée et blanchie. Les ouvertures sont ficelées avec du tendon et la plaie du harpon obturée par un bouton en bois. Un tuyau en ivoire fermé par une cheville en bois permet de gonfler le flotteur. Une lanière reliant deux parties de la peau lui donne une forme arrondie, deux autres lanières terminées par de grandes chevilles en bois permettent la fixation sur le kayak et une boucle reçoit le bouton de la lanière intermédiaire (VI.210) qui le relie au harpon.
cf. VI.197. |
| Foret et pièce de bouche | **** | Le foret est un clou aplati fiché dans un bâtonnet, la pièce de bouche un astragale de caribou carbonisé en surface. L'arc manque. |
| Fourreau | **** | Devait servir à protéger une lame de couteau ou de harpon. Cf. VI.99. Objet non documenté. |
| Fronde | **** | Losange de cuir de phoque percé de trois trous; attaches en ficelles de coton peut-être rajoutées au Musée.
Jeu d'adresse pour garçons, la fronde est parfois utilisée pour chasser les oiseaux. |
| Grattoir | **** | Grès. Le tranchant poli est symétrique et convexe.
Ce grattoir s'utilise après écharnage, pour étendre la peau. |
| Grattoir | **** | Tranchant en fer enfoncé dans un manche en bois de caribou. |
| Grattoir | **** | Tranchant en fer riveté sur un manche en bois.
Pour l'assouplissement et l'affinement final des peaux. |
| Habit de poupée | **** | Fourrure de caribou, poil à l'extérieur, avec poche amaut pour le bébé. Pour la poupée VI.300.
Jean Gabus a reçu ces poupées de Migpigark, fille d'Okratchiar, à Eskimo Point (1986: communication personnelle). |
| Hampe de harpon | **** | Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «3 Sagayes d'espèces différentes» mais n'est pas repérable dans celle de 1890.
Etiquette «EE 2[9]», le second chiffre ne subsistant qu'en partie (voir détail). Reconnu en 1978 et exposé depuis lors. Il fait partie d'un ensemble, déjà éclaté dans l'Inventaire, dont les trois éléments (VI.146, VI.262 et VI.325) ont été réunis par M. Yvon Csonka en 1987.
Eskimo. Sud de l'Alaska ou îles Aléoutiennes, USA.
La partie principale, en bois, est presque entièrement recouverte de peinture rouge jusque sur la base de la pièce en os destinée à recevoir la pré-hampe. Cette pièce, cassée à son extrémité, est ligaturée de cordelette de tendon tressé et d'un fil très fin de tendon roulé. La ligature se poursuit jusqu'à la base de la hampe, taillée en biseau et recouverte d'une feuille d'écorce sur sa partie arrondie, et de peinture noire sur sa face plate.
Les extrémités s'adaptent à la tête de harpon VI.146 (M 1) et au propulseur VI.325 (voir détail). |
| Harnais à chiens | **** | Lanières de cuir de phoque barbu jointes par des épissures. Un bouton permet d'accrocher le harnais à la ligne d'attelage. |
| Harpon | **** | Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «3 Sagayes d'espèces différentes» mais n'est pas repérable dans celle de 1890. Pas d'étiquette; appartenance possible à la série EE. Localisé par M. Yvon Csonka en 1987.
Eskimo. Vraisemblablement ouest ou sud-ouest de l'Alaska, USA.
Hampe en bois terminée par une pièce en matière osseuse semblable à celle du harpon VI.262 (EE 2[9]) ligaturée avec du tendon tressé. Elle est gravée de quatre lignes et décorée de six chevilles (tuyaux de plume); sa base, taillée en coin caractéristique suggérant une origine proche du détroit de Béring, se fixe dans une incision triangulaire au sommet de la hampe. Une logette contenant une douille en bois reçoit une pointe en ivoire. Celle-ci est reliée par de la cordelette de tendon dédoublée à la hampe servant de flotteur. La hampe, peinte en noir sur presque toute sa longueur, se termine en cône tronqué. L'empenne est constituée de trois plumes rognées et fendues dans leur longueur, ligaturées à leur sommet et à leur base. Les ligatures recouvrent de minces feuilles. Deux des plumes sont détériorées.
Les petits harpons à pointe mâle, dont les Eskimos ne se servent qu'en Alaska, au sud du détroit de Béring, sont utilisés pour chasser le phoque ou la loutre de mer. Ils sont lancés à l'aide d'un propulseur. La double attache de la ligne permet à la hampe de s'opposer plus efficacement à la fuite de l'animal blessé. La douille amortit l'impact et empêche la pièce terminant la hampe de se fendre.
La facture très soignée et l'aspect de cette pièce suggèrent qu'elle est ancienne. Plus soigné et d'apparence ancienne, il est certainement contemporain des objets de la collection de Meuron et pourrait y appartenir; le manque de documentation empêche de trancher.
Réf. FITZHUGH et KAPLAN 1982: 68-71 (ill.); KAEPPLER 1978a: 66 (ill.), 69; KING 1981: 54-5, et pl. 24. Un harpon très semblable recueilli lors du 3e voyage de Cook (1776-79) au Prince Williams Sound se trouve au Musée Historique de Berne (Al.6.a, collection Wäber), publié dans HENKING 1957: 375, no 66 et dans KAEPPLER 1978b: 66 (ill. 126), 69. |
| Harpon | **** | Inventaire CDM: M 1. 2. Ameçonsen os, des Sauvages d'Ota-ity. Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «8 hameçons divers» mais n'est pas repérable dans celle de 1890.
Etiquette «No M 1. // am[eço]n de Sauvages» (voir détail). Du côté opposé à celui où est collée l'étiquette se déchiffre un numéro «38.» (voir détail). Reconnnu en 1978 et exposé depuis lors. Il fait partie d'un ensemble, déjà éclaté dans l'Inventaire, dont les trois éléments (VI.146, VI.262 et VI.325) ont été réunis par M. Yvon Csonka en 1987.
Eskimo. Sud de l'Alaska ou îles Aléoutiennes, USA.
La tête en bois de caribou, dont la face corticale est gravée, comporte une pointe en pierre taillée maintenue par une mince gaine d'écorce et ligaturée de tendon. Une cupule est taillée dans l'un des côtés de la pré-hampe en bois de caribou. Les ligatures de tendon sur la ligne recouvrent de minces feuilles.
La base de la pré-hampe s'adapte à la hampe VI.262 (EE 2[9]). Le troisième élément correspondant est un propulseur VI.325. |
| Hélice ou rhombe | **** | Planchette grossièrement taillée en forme d'hélice; un fil de tendon est attaché à l'une de ses extrémités.
Birket-Smith différencie l'hélice, qu'il appelle «wind-wheel» (kaibzartitaq), tirée derrière soi pour la faire tourner, du rhombe à une seule pale (anoreziut [ce qui sert à faire du vent]), que les enfants, parfois le chaman, font tournoyer au-dessus de leur tête. D'après lui, krilaptak serait une balle reliée à une ficelle. Gabus illustre une hélice semblable avec un fil attaché en son milieu. |
| Jouet du bouton | **** | Bouton en cuir maintenu par des noeuds au milieu d'une ficelle de tendon; poignées en bois.
Les mains tiennent les poignées et mettent le bouton en mouvement, qui produit alors un bourdonnement. |
| Jouet du bouton | **** | Bouton de pierre maintenu au milieu d'un fil de tendon.
Les mains tiennent les extrémités du fil et mettent en mouvement le bouton qui produit alors un bourdonnement. |
| Jouet du bouton | **** | Bouton en plomb maintenu par des noeuds au milieu d'une ficelle de tendon; poignées en bois. |
| Lance | **** | Lance, pointe en fer enfoncée dans un cylindre de bois renforcé par un anneau en laiton. Cet assemblage est fixé à la hampe par l'intermédiaire de deux douilles, l'une en ivoire, l'autre en os; il y est en outre relié par une double lanière de cuir. La hampe en bois comporte un petit crochet de fer à sa base, deux crochets en ivoire et trois chevilles en bois dont l'emplacement correspond aux perforations du propulseur VI.205.
Cette lance servait à achever les phoques harponnés.
cf. VI.197. |
| Lanière | **** | Lanière en cuir de phoque terminée d'un côté par une boucle épissée et de l'autre par une dent d'ours percée de trois trous. Sert à haler le gibier.
cf. VI.197. |
| Lanière avec boutons | **** | Composée de deux boutons de bois reliés par une lanière en cuir.
«De femme, en usage partout, avec légère différence dans le nom et la forme. Se porte au-dessus des seins». Les boutons sont passés dans une boucle située sous l'ouverture du capuchon. La lanière soutient le poids du bébé porté contre le dos à l'intérieur de la veste. |
| Lanière avec boutons | **** | Composée de deux boutons de bois reliés par une lanière en cuir.
«De femme, en usage partout, avec légère différence dans le nom et la forme. Se porte au-dessus des seins». Les boutons sont passés dans une boucle située sous l'ouverture du capuchon. La lanière soutient le poids du bébé porté contre le dos à l'intérieur de la veste. |
| Lanière avec boutons | **** | Composée de deux boutons de bois reliés par une lanière en cuir.
«De femme, en usage partout, avec légère différence dans le nom et la forme. Se porte au-dessus des seins». Les boutons sont passés dans une boucle située sous l'ouverture du capuchon. La lanière soutient le poids du bébé porté contre le dos à l'intérieur de la veste. |
| Lanière avec boutons | **** | Composée de deux boutons de bois reliés par une lanière en cuir.
«De femme, en usage partout, avec légère différence dans le nom et la forme. Se porte au-dessus des seins». Les boutons sont passés dans une boucle située sous l'ouverture du capuchon. La lanière soutient le poids du bébé porté contre le dos à l'intérieur de la veste. |
| Lanière avec boutons | **** | Composée de deux boutons de bois reliés par une lanière en cuir.
«De femme, en usage partout, avec légère différence dans le nom et la forme. Se porte au-dessus des seins». Les boutons sont passés dans une boucle située sous l'ouverture du capuchon. La lanière soutient le poids du bébé porté contre le dos à l'intérieur de la veste. |
| Lanière double | **** | Lanière double en cuir de phoque enroulée autour d'une autre lanière plus épaisse terminée d'un côté par un bouton, de l'autre par une boucle coulissante retenue par une perle en os et un autre bouton.
La lanière principale, passée autour de la mâchoire ou dans les narines d'un phoque tué, permet de le remorquer.
cf. VI.197. |
| Ligne de pêche | **** | Poignée en bois, ligne en cordelette de tendon. Le hameçon, un crochet de fer muni d'un leurre en peau, est enfoncé dans un poids en os. |
| Ligne de pêche | **** | Poignée en bois, ligne en cordelette de tendon. Le hameçon lesté est composé d'un poids en bois ou os de caribou et d'un crochet en fer maintenu par des rivets de plomb. "Partout". |
| Lunettes | **** | Bois, avec feuille de métal rivetée sur le devant; attaches de flanelle blanche et rouge, et ficelle.
«Couvertes de métal pour diminuer l'ouverture» |
| Lunettes | **** | Bois, décoré de fines lignes gravées; attaches de coton et tendon.
«Bords de la mer. Sur mer, plus ouvertes pour voir à ses pieds. Pour homme: hiver». Elles sont utilisées au printemps, lorsque la réverbération de la glace est intense. |
| Lunettes | **** | Bois; attaches de flanelle noire et rouge, et ficelle.
«Partout. Pour homme: hiver. Pour voyager à terre». Elles sont utilisées au printemps, lorsque la réverbération de la neige est intense. |
| Lunettes à neige | **** | Bois de caribou, avec encoches sous les yeux à l'intérieur; des trous sont ménagés pour la fixation des attaches (manquantes), un côté est cassé. |
| Lunettes à neige | **** | Losange en cuir de phoque, percé de petits trous, avec deux attaches en cuir dont l'une est terminée par un oeillet.
C'est une fronde qui a été transformée en lunettes de fortune. Cf. 86.15.6. |
| Lunettes à neige | **** | Deux cuillerons en aluminium (provenant de la HBC), percés de fentes; attaches en ficelle et tissu. |
| Lunettes à neige | **** | Deux pièces de bois taillé; attaches en ficelle et cuir. |
| Manteau | **** | Manteau en nombreuses peaux de poisson disposées verticalement. Le pan croisant à droite recouvre tout le devant du corps. Il n'y a pas de système de fermeture. Les bordures bleues de l'habit sont soulignées d'un liseré rouge en haut; ces parements sont en peau de poisson teintée.
Offert en 1921 par Maurice Borel, ce costume en peau de poisson a vraisemblablement été acquis par ses frères aînés Alfred et Antoine. Selon le Rapporl annuel du Musée ethnographique. Exercice 1921, il provient du détroit de Béring. |
| Maquette de kayak | **** | Inventaire CDM: [X] 26 Pirogue Indienne. Se retrouve dans la liste de 1834 sous la désignation «1. Pirogue indienne (x. 26)» et dans celle de 1890 parmi les objets du Brésil «Berthoud-Coulon 1 petit canot à 1 personnage Caraïbes. [Fr] 10.-».
Etiquette «No. X 26. // Pirogue / Indie_e» (voir détail).
Reconnue en 1978 et exposée depuis lors; rétablie en 1987.
Probablement nord de l'Alaska, USA.
Le bâti en bois est recouvert d'une pièce de cuir de phoque cousue sur le dessus. Le trou d'homme, en bois, est également cousu sur la peau. Le fond est presque plat.
Cette maquette a été affublée pendant un siècle, jusqu'en 1987, d'un personnage en tissu et cire brune aux traits indiens, habillé d'une chemise de coton de style XVIIIe siècle européen, qui s'adapte bien au trou d'homme, mais qui appartient en fait à la maquette de canot en écorce, cotée MEN IV.A.30, offerte par Charles Daniel de Meuron le 24 mars 1802, selon le procès-verbal du 9 juillet 1802 (B).
Fente transversale à l'avant; nombreux passages de vers.
L: 63; larg. max.: 6,8; h. (sans le trou d'homme): 3,2 cm.
Réf. Publié dans CSONKA 1988: 138, no 201, 139 (ill.). |
| Marmite miniature | **** | Objet domestique miniature des NETSILIK, en stéatite.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets - , ni par Rasmussen (1931). |
| Marmite miniature | **** | Objets domestique miniature des NETSILIK, en stéatite.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets - , ni par Rasmussen (1931). |
| Mèche de lampe | **** | Petit cube de mousse.
«Partout». Formé entre les doigts avant utilisation dans la lampe à huile. |
| Offrande au mort | **** | Deux bandes de flanelle, l'une rouge et l'autre bleu nuit, reliées par un fil de tendon.
"Offrande au mort, pris sur tombeau. N'ai pu savoir le nom", dit Turquetil dans sa liste. "Outre les objets déposés sur la tombe au jour de l'enterrement, il en est d'autres déposés plus tard, dans le courant de l'année, un an après, et surtout, quand le mort revient dire à sa famille que son âme a besoin de ceci ou de cela, v. g. que son âme a froid. Alors, tout un chacun dépose solennellement quelques petites bandes de peau autour du tombeau, à peine de quoi se couvrir le doigt, et le vent a vite fait de tout emporter" (Turquetil 1926: 434). Comme pour la ceinture VI.41, les bandes de tissu ont semble-t-il remplacé celles en peau dont parle Turquetil. Il ajoute que "personne n'osera jamais dépouiller un tombeau, si vieux soit-il", ce qui peut expliquer pourquoi il n'a pu savoir le nom de cet objet. |
| Pagaie miniature | **** | Bois de récupération. Inscription de la main de Gabus sur l'objet: «Padlei [... ] juar». |
| Paire de bas | **** | Tige faite d'étroites bandes de fourrure de caribou. Une cordelette de tendon coulisse dans un ourlet et permet de serrer l'ouverture.
«Partout. Pour homme: hiver», dit Turquetil dans sa liste. «L'habit d'hiver dont on se sert au dehors est double: deux paires de bas de poil, la première poil en dedans sur la peau; la seconde poil en dehors. En cas de poudrerie [blizzard], cette seconde paire de bas à l'extérieur est faite en poil de pattes de caribous, imperméable à la neige fine poussée par le vent.» (Turquetil 1926: 427). Parfois portés dans des souliers. |
| Paire de bottes | **** | Chaque botte est faite de trois pièces de peau épilée: semelle en phoque barbu, plissée aux coutures, empeigne et tige en petit phoque. Les coutures "aveugles" ne traversent pas l'épaisseur du cuir. "Pour homme, été. Partout", dit Turquetil, mais les habitants de l'intérieur ne les utilisent pas. Ces bottes sont imperméables. |
| Paire de tiges à cheveux | **** | Sur chaque tige de bois taillé s'enroule en spirale une bande de flanelle rouge et blanche, brodée de perles de verre rouges, bleues et blanches. Les extrémités de la bande sont en peau.
«Pour jeune fille». La bande de tissu s'enroule autour des cheveux et de la tige. |
| Paire de tiges à cheveux | **** | Sur chaque tige de bois taillé s'enroule en spirale une bande de flanelle rouge et blanche. «Pour femme». La bande de tissu s'enroule autour des cheveux et de la tige. |
| Peigne à habits | **** | Os ou bois de caribou. Quatre dents dont une cassée.
Pour faire tomber les poils détachés des fourrures. D'après Birket-Smith, les Esquimaux Caribous ne connaissaient pas cet objet, répandu plus au nord. |
| Peigne à habits | **** | Bois de caribou. Pour faire tomber les poils des fourrures. |
| Pendant de poitrine | **** | Perles de verre (noir, blanc, bleu clair, rouge et jaune) montées sur flanelle; l'une des franges est terminée par une boule de pacotille en métal ouvré. «Pour bébé». |
| Pendant de poitrine | **** | Perles de verre (bleu foncé, bleu clair, blanc, rouge, jaune, noir et vert) montées sur flanelle noire. «Pour bébé». |
| Pipe | **** | Le fourneau en stéatite noire est cerclé de deux bagues en laiton; son extrêmité est obturée par une cheville en bois. Le tuyau en bois est amovible. |
| Pipe | **** | Le fourneau en stéatite noire et le tuyau en bois sont renforcés avec du laiton (douilles de cartouches) et du fIl de tendon. Attache en cuir.
«Partout». Les Esquimaux n'ont pas d'instrument pour percer de longs trous; le tuyau est fendu dans sa longueur, évidé, puis ligaturé. Hommes, femmes et enfants fument la pipe bourrée d'un mélange de tabac et de feuilles de myrtille. |
| Pipe | **** | Fourneau en stéatite noire cerclé d'anneaux en laiton et relié à un couvercle métallique par une chaînette en fer; tuyau en bois, corne et laiton (douille de cartouche).
Hommes, femmes et enfants fument la pipe. Le tabac est mélangé à des feuilles de myrtille. |
| Pipe | **** | La base arrondie du fourneau en fer incrusté d'anneaux de laiton et de cuivre repose sur une cheville de bois. Elle est attachée avec du cuir sur un tuyau fait de deux demi-cylindres de bois ligaturés de tendon. Plusieurs des ligatures manquent.
Cet objet, égaré dans les collections chinoises, est certainement la pipe mentionnée dans la liste de Petitot. Les Esquimaux "arrachent à leur blouse en peau de renne une pincée de poils qu'ils introduisent dans le fourneau à l'aide d'une aiguillette. Sur ce petit tampon, qui a pour but d'obturer en partie le diamètre par trop large du tuyau, ils mettent une autre pincée composée de tabac pulvérisé mélangé à de la râclure de saule". |
| Poignées de force | **** | Deux poignées en bois reliées par une lanière en cuir.
Les deux adversaires sont assis face à face, l'un s'appuyant des pieds contre le mollet replié de l'autre et essayant de lui faire détendre le bras. |
| Pointe de flèche | **** | Bois de caribou; cassée d'un côté. Tranchant en fer ligaturé de tendon. Source inconnue. |
| Pointe de flèche | **** | Inventaire CDM: M 1. 2. Ameçonsen os, des Sauvages d'Ota-ity. Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «8 hameçons divers» mais n'est pas repérable dans celle de 1890.
Etiquette «No M 1. // on de Sauvages» (voir détail).
Reconnue en 1978 et exposée depuis lors.
Eskimo. Alaska, USA.
Bois de caribou, avec une profonde barbelure, prolongée de chaque côté par une entaille, et un trait gravé à la base. Le tranchant en pierre signalé dans le registre du MEN a disparu. Il semble y avoir des traces d'écriture sur l'arête opposée à la barbelure.
Réf. Publié dans CSONKA 1988: 138, no 202, 139 (ill.); KAEPPLER 1978a: 274; KAEPPLER 1978b: 67, 68 (ill.); NELSON 1899: pl. 61 a10 et b8 (pointes comparables plus récentes). A comparer avec la pièce Al.5.8 de la collection Wäber (3e voyage de Cook) au Musée Historique de Berne, publiée dans HENKING 1957: 372 (ill.), 373 et dans KAEPPLER 1978b: 67 (ill. 127), 68. |
| Poupée | **** | Habits d'hiver en fourrure de caribou. La botte gauche a disparu.
"Pour montrer la poche où se porte le bébé sur le dos de sa mère ce n'est pas dans le capuchon". Elle a probablement été faite à la demande du collecteur qui n'avait pu se procurer d'habits de femme. |
| Poupée | **** | Cette poupée, qui représente un bébé, est recouverte de coton bleu foncé et blanc décoré de perles de verre multicolores.
Jean Gabus a reçu ces poupées de Migpigark, fille d'Okratchiar, à Eskimo Point (1986: communication personnelle). |
| Poupée | **** | Phalange de caribou entourée d'un collier de perles de verre multicolores.
«Les deux époux [VI.91 et VI.92] les enfants les font agir, mouvoir, parler».
"angutinnguaq": imitation d'homme; les os des phalanges sont appelés "inugaq": petit être humain] |
| Poupée | **** | Phalange de caribou entourée d'une bande de flanelle bleu nuit brodée de perles de verre (blanc, rouge et jaune).
«Les deux époux [VI.91 et VI.92] les enfants les font agir, mouvoir, parler».
"amannguaq": imitation de femme. |
| Poupée (femme) | **** | Représente une femme aux cheveux tressés, dont le bébé en peau de caribou entourée de fils de laine est glissé dans l'"amaut" de la veste. Peau, avec tresses en laine et bandeau orné en métal et perles de verre (orange, vert, jaune, blanc, bleu, rouge et noir).
Jean Gabus a reçu ces poupées de Migpigark, fille d'Okratchiar, à Eskimo Point (1986: communication personnelle). |
| Poupée (homme) | **** | Peau et tissu, avec décorations de perles de verre (vert clair, rouge, bleu clair et blanc). Représente un homme habillé de la veste d'été. inuujaq: ce qui ressemble à une personne.
Jean Gabus a reçu ces poupées de Migpigark, fille d'Okratchiar, à Eskimo Point (1986: communication personnelle). |
| Propulseur | **** | Propulseur en bois, creusé d'une rainure pour la hampe de l'arme à lancer, et comportant un crochet en ivoire.
Il est destiné à la lance VI.203.
cf. VI.197. |
| Propulseur | **** | Propulseur fait de deux pièces de bois réunies par chevillage et se terminant par une pièce en ivoire perforée, maintenue par des clous en métal et ivoire. La perforation du bois est renforcée par un tube en ivoire. Un autre petit tube saillant sur le dessus de la pièce est traversé par une cheville. Cet accessoire auquel ne correspond aucune arme du kayak est conçu pour être utilisé de la main gauche.
cf.VI.197. |
| Propulseur | **** | Propulseur en bois, à section courbe, et comportant des renforcements en os maintenu par des chevilles. Deux tubes en ivoire sont insérés dans les perforation du bois. Partie en os se détache.
Il s'adapte à la lance VI.204.
cf. VI.197. |
| Propulseur | **** | Propulseur, partie principale en bois, bombée d'un côté, creusée d'une rainure de l'autre, est renforcée de pièces en os fixées par des chevilles en ivoire et un clou métallique. Un tube en ivoire protège la perforation recevant le crochet fixé sur la hampe du harpon.
cf. VI.197.
Ce propulseur est conçu pour la hampe VI.201. |
| Propulseur | **** | Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «5 Armes diverses telles que massues assomoirs etc» mais n'est pas repérable dans celle de 1890. Pas d'étiquette; appartenance possible à la série EE. Il fait partie d'un ensemble, déjà éclaté dans l'Inventaire, dont les trois éléments (VI.146, VI.262 et VI.325) ont été réunis par M. Yvon Csonka en 1987. «Seule son apparente ancienneté et le fait qu'il s'adapte à la hampe VI.262 (EE 2[9]) permettent d'attribuer ce propulseur à la collection de Meuron.» (CSONKA 1988: 136).
Eskimo. Sud de l'Alaska ou îles Aléoutiennes, USA.
Bois à veines droites et serrées. Les dépressions sur la face externe sont peintes en rouge (communication orale de M. Roger Dechamps du 1er mars 1990), ainsi que l'autre face à l'exception de la rainure qui accepte l'arme à lancer. Un crochet en ivoire, inséré dans une perforation de la planchette située au fond de la rainure, est sculpté en forme de mascaron sur la face externe (voir détail).
Réf. ESKIMO 1978: 27 et 76 (ill. 34, 35); KAEPPLER 1978b: 68 (ill. 128), 69; KAEPPLER 1978a: 271 (ill. 599). Voir la pièce Al.4 de la collection Wäber au Musée Historique de Berne, publiée dans HENKING 1957: 387, 388 (ill.) et dans KAEPPLER 1978b: 68 (ill. 128), 69. A. Kaeppler en recence six provenant du 3e voyage de Cook, dont un à Göttingen très semblable (Inv. Am.619), plus petit de 4 cm, sans mascaron et légèrement endommagé (examen du 13 septembre 1994). |
| Propulseur-fouet | **** | Bois de récupération et ficelle. La fléchette qui lui correspond a disparu. |
| Propulseur-fouet | **** | Baguette de bois de récupération avec encoches pour les doigts, prolongée par une ficelle. |
| Propulseur-fouet et fléchette | **** | Propulseur-fouet et fléchette "irkrarktot" (d'après le registre) [peut-être de iqquqtut: il tire au but; "itkutar: fléchette", selon Gabus 1944].
Le propulseur est un morceau de bois de récupération prolongé par une ficelle. La fléchette en bois empennée de carton comporte deux encoches; la pointe est un clou.
«L'extrémité de la ficelle d'un petit fouet est fixée dans une encoche oblique de la fléchette, qu'un rapide mouvement d'arrière en avant libère et projette en avant» (Gabus 1944). |
| Sac | **** | Coton noir, avec attache en cordelette. Une pièce de flanelle rouge brodée de perles de verre (noir, blanc, rouge, bleu, jaune) orne l'une des faces. Usagé.
Une parure semblable à la broderie qui orne ce sac, collectée par Gabus, se trouve dans la Collection ethnographique de l'Université de Fribourg. |
| Seau | **** | Les six douves sont jointes par des chevilles de bois plantées en biais et par des plaquettes en os chevillées. Le fond est également maintenu par des chevilles en bois. La base d'une des douves est cassée. Le haut du seau porte la marque d'un cerceau disparu. |
| Seau à eau | **** | Le fond et le bord de peau de caribou épilée sont en deux parties cousues, avec anse en peau de phoque. |
| Sonde à neige | **** | Bois, avec poignée en bois de caribou et bouton en ivoire.
La sonde sert à déterminer si la consistance de la neige se prête au découpage de blocs pour la construction de l'iglou. La neige constamment soufflée de la toundra durcit rapidement en surface. Les blocs qui formeront les parois de la maison de neige doivent avoir une densité constante sur toute leur épaisseur. Le collecteur l'a reçue de Pinnekradjout à Eskimo Point. |
| Statuette | **** | Statuette du Cap Dan représentant une femme, taillée dans une planchette de sapin.
Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929. |
| Statuette | **** | Statuette du Cap Dan. Représente un homme.
Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929. |
| Statuette | **** | Statuette du Cap Dan représentant une femme.
Cap Dan est l'ancien nom de Kulusuk, dans le district d'Ammassalik. Les objets qui en proviennent ont été achetés en 1923 à Christian Leden, grâce à un don de Paul-Eugène Humbert. Leden les tenait de A. Hedegaard, un administrateur danois en poste dans cette région de 1915 à 1929.
Le chignon est cassé et le sein gauche abîmé. |
| Support de ligne | **** | Support de ligne circulaire en bois, monté sur un trépied et assemblé par des chevilles et des pièces en os. Les deux pieds antérieurs comportent des supports pour les armes. Deux courtes lanières terminées par des boutons permettent de fixer le trépied aux lanières du pont du kayak.
cf. VI.197. |
| Tête de harpon | **** | Peut figurer dans la liste de 1834 parmi «8 Hameçons divers» mais n'est pas repérable dans celle de 1890. Pas d'étiquette; appartenance possible à la série EE.
Bois de caribou; tranchant en fer retenu par un rivet, lanière en cuir épais traversant la tête. La logette, ouverte, est renforcée par une cordelette de tendon passée dans des trous.
Il pourrait s'agir d'une tête de lance ou de harpon à morse (NELSON 1899: 148; pl. 57b, no 6). |
| Tête et ligne de harpon | **** | Tête en os, ligne en cuir de phoque. Va avec VI.201. Le tranchant en fer est fixé par un rivet sur la tête en os. La ligne en cuir de phoque, attachée à la tête par une boucle ligaturée de tendon, comporte un cran d'arrêt en os pouvant coulisser jusqu'à une ligature située à 80 cm sous la boucle. La ligne se termine par un bouton en bois de caribou.
cf. VI.197. |
| Tourbe pour patins de traîneau | **** | "Partout". La tourbe humide est épandue sur les patins du traîneau. Gelée, elle est égalisée au couteau-croche (cf. VI.99) puis recouverte d'une pellicule de glace qui rend les patins glissants, en y frottant la peau d'ours mouillée avec de l'eau réchauffée dans la bouche. |
| Trousse à aiguilles | **** | Section d'os d'oiseau dans laquelle est enfilé un morceau de coton roulé.
«Mode simple». D'après Birket-Smith, à l'exception des Qairnirmiut, les Esquimaux Caribous ne connaissent que ce modèle. Pour ranger ses aiguilles (anciennement en os, puis en métal dès l'arrivée des Blancs), la femme extrait le tissu du tube, le déroule, les y pique et remet la pelote en place. |
| Tuyau à boire | **** | Os de volatile creux.
«Partout. Personne n'ose boire au même ustensile qu'un malade, aussi ce torkluark semble venir de cet usage, d'avoir quelque chose de spécial, facile à se procurer, peu dispendieux, pour les malades.» D'après Birket-Smith (1929a: 148), ces tubes s'utilisent au printemps, lorsque l'air sec fait éclater les lèvres. Boas écrit qu'ils servent à boire l'eau qui se trouve sous la neige fondante au printemps. |
| Veste à capuchon | **** | Fourrure de caribou, poil à l'extérieur. Un cordon de tendon permet de serrer le capucon. Les côtés sont fendus jusqu'au-dessus de la taille et pourvus de franges de fourrure. "Partout en hiver. Pour homme." Veste typique des Paallirmiut, pour les temps les plus froids, sans parements de fourrure dont les coutures seraient un point faible. Les franges empêchent la fourrure de se relever, mais un tabou interdisait aux Esquimaux Caribous de la côte d'en pourvoir la bordure inférieure. |
| Veste à capuchon | **** | Fourrure de caribou, poil à l'intérieur, avec parements de velours rouge aux manches et de tissus noir en bas. "Partout. Pour homme: hiver". La forme carrée en bas indique qu'il s'agit d'un vêtement d'homme. Cette veste se porte seule en été, recouverte d'une "quliktaq" en hiver. |
| Veste de kayak | **** | Veste de kayak. Ample anorak en cuir de phoque élargi à la taille par l'insertion de pièces triangulaires et pouvant ainsi être ajusté autour du trou d'homme. Les cordons passés dans des ourlets permettent de serrer les ouvertures; ceux du capuchon et de la taille sont munis de perles et d'arrêtoirs en ivoire sculpté.
cf. VI.197. |
| Anneau d'attelage | *** | Ivoire percée en deux endroits. "Réunit toutes les lignes près de la traîne". Dans l'Arctique où les espaces sont dégagée et la neige dure (toundra et banquise), les chiens sont attelés à la traîne - comme les Canadiens francophones appellent le traîneau - en éventail, les traits rassemblés sur la grande boucle de cet anneau. Dans les régions boisées du sus de l'Alaska, l'attelage en colonne par deux est préféré. |
| Anneau d'attelage | *** | Ivoire, avec reste de lanière de cuir. Objet non documenté. |
| Anneau d'attelage | *** | Ivoire. Objet non documenté. |
| Appât | *** | Ivoire, avec cordelette de tendon. Représente un poisson. |
| Arc | *** | Branche de bois blanc fendue dans sa longueur et grossièrement écorcée; renforcements et corde en ficelle.
D'après Birket-Smith, seuls les adolescents s'en servaient «Pour chasser les gélinottes». |
| Arc | *** | Trois pièces de bois de caribou jointes par des rivets de fer; cassé à une extrémité. "Trouvé ici. Vieux". |
| Arc et trois flèches | *** | a. Arc. Trois pièces de bois de caribou jointes par des rivets de fer; corde en tendon. "pour jeunes gens". Probablement pour chasser les oiseaux.
b-d. Hampes en bois, pointes en fer. Deux plumes rognées, ligaturées avec du tendon, forment l'empenne. |
| Battoir pour tambour | *** | Solide bâton sculpté en bois dur. |
| Bonnet | *** | Fourrure de caribou blanche, avec parements foncés et doublure de fourrure à l'intérieur. Lacet en cuir. «Pour enfant».
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Bottes | *** | La semelle en cuir de bélouga est plissée aux coutures. La tige, faite de bandes de fourrure de pattes de caribou, est terminée par un ourlet dans lequel passe une ficelle.
«Les mites ont entièrement rongé le poil des tiges», dit Petitot dans sa liste.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Boucle pour harpon | *** | Cuir de phoque, percé de deux oeillets décalés, avec crochet en ivoire.
«Boucle pour ligne de harpon à phoque. Partout». Attachée autour d'une ligne enroulée, la boucle évite qu'elle ne s'emmêle. |
| Bouton | *** |   |
| Caribou miniature | *** | Ivoire de mammifère marin. L'un des bois, détachable, est cassé.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Caribou miniature | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Cordon | *** | Trois brins de tendon tressés. Enroulé. "Partout. Cordons de souliers, bottes, culottes, capuchon etc." |
| Costume de femme | *** | a. Veste de femme entièrement en fourrure de phoque, elle est richement parée de pièces de couleurs contrastées. Trois rubans
b. Pantalons en fourrure de phoque, avec parements de couleur contrastée. Le poil est mité. Une cordelette permet de les serrer à la taille.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Couteau à neige | *** | Bois de caribou.
«Trouvé ici». Une pellicule d'eau gelant sur la lame en améliore le tranchant. Utilisé dans la construction de l'iglou, pour découper les blocs de neige, le couteau en os est remplacé dans cette région par les lames en fer dès le début du siècle |
| Couteau à neige miniature | *** | Ivoire. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Couteau à neige miniature | *** | Ivoire. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Couteau de femme | *** | Lame en fer à tranchant asymétrique, manche en bois de caribou et pièce intermédiaire en laiton.
«Partout». Répandu chez tous les Esquimaux. Auparavant, le tranchant de cet instrument à tout faire (couper, gratter) était souvent en ardoise. |
| Couteau de femme | *** | Lame en fer, manche en bois. Instrument à tout faire (couper, gratter) répandu chez tous les Eskimo. "Partout". |
| Couteau-croche | *** | Lame en fer à un tranchant, manche en bois ligaturé avec de la ficelle, protège-lame en cuir.
"Inconnu au nord, c'est le rabot des Esq.» Gabus n'en mentionne que l'usage pour raboter la tourbe gelée. D'après Birket-Smith, ce couteau sert aussi à tailler le bois. |
| Culotte | *** | Fourrure de caribou à poil court, tourné vers l'intérieur. Un cordon de tendon passé dans un ourlet à la taille aboutit à l'arrière de la culotte, qui est plus haut que le devant. "Partout. Pour homme: hiver". Cette culotte couvrant à peine le genou est portée sous une culotte. Les bandes horizontales au bas des canons indiquent qu'il s'agit d'un habit d'homme.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Dé à coudre | *** | Bague en peau de phoque, d'une seule pièce.
tikiq: 1) index, 2) dé à coudre |
| Deux boutons | *** | "Pour femmes, fixé à ceinture, retient les bas". |
| Ecuelle miniature | *** | Stéatite. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Figurine | *** | Ivoire sculpté.
«Bébé en miniature. Partout. Les femmes le regardent souvent et longtemps, pour activer la conception". |
| Filet | *** | Les mailles de 3 cm sont en tendon de caribou. Le filet est tendu entre deux longues lanières de cuir épais attachées à un bâton en bois. Les flotteurs en bois léger sont attachés à la lanière supérieure par du fanon de baleine. Sur la lanière inférieure, des attaches de fanon de baleine indiquent l'emplacement des poids manquants, qui devaient être des disques de pierre percés en leur milieu.
Les Esquimaux n'utilisaient pas le filet avant l'arrivée des Blancs. |
| Flèche | *** | La hampe en bois, taillée en coin, s'amincit vers sa base et se termine par un renflement marqué à l'encoche. L'empenne est faite de deux plumes ligaturées avec de l'écorce. Pas de pointe.
Don Alfred et Antoine Borel, 1882, ou Émile Petitot, 1910. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Gravée de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre sur la pointe; une autre signature en noir également se trouve sur la hampe, cette fois il s'agit de 3 traits parallèles espacés. L'empenne est faite de deux demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Gravée d'un trait en forme d'ogive à la base de la pointe, signature qui se retrouve en noir sur la base de la pointe. L'empenne est faite de deux demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. L'empenne est faite de deux demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. Pas de signature. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne et sur la pointe. L'empenne est faite de deux demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne et sur la pointe. L'empenne est faite de deux demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne et sur la pointe. L'empenne est faite de trois demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882.
MANQUE une plume. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne. L'empenne est faite de trois demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois. L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois. L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. Pourrait être une des «quelques flèches Esquim.» offertes au Musée par l'abbé Petitot en 1910.
MANQUE une plume. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois. L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. Pourrait être une des «quelques flèches Esquim.» offertes au Musée par l'abbé Petitot en 1910. |
| Flèche | *** |
La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. Pourrait être une des «quelques flèches Esquim.» offertes au Musée par l'abbé Petitot en 1910. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe. Pas d''empenne. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Fait vraisemblablement partie des «12 Paquets de flèches [des îles de la mer du Sud], de l'Alaska et des Apaches» mentionnées dans la liste accompagnant le don des frères Borel en 1882. |
| Flèche | *** | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en coin et introduite dans une incision triangulaire de la hampe, L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce. Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne et sur la pointe. L'empenne est faite de trois demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | Les pointes en bois de caribou de section triangulaire comportent une à trois barbelures. Plusieurs, près de leur base taillée en pointe à partir d'un décrochement, sont gravées de deux traits d'un côté et d'un trait de l'autre, signature qui se retrouve en noir sur la hampe à la hauteur de l'empenne et sur la pointe. L'empenne est faite de trois demi-plumes ligaturées de tendon ou simplement fIxées dans une fente. |
| Flèche | *** | cf. 87.26.1.
Pointe attachée par du tendon à une hampe en bois grossièrement travaillée. Va avec l'arc VI.303. Le bois destiné aux hampes de flèches était trempé et redressé à l'aide d'un os comportant un trou ou des encoches, comme les «bâtons de commandement» préhistoriques.
La pointe originale a été remplacée. Pointe en os perdue dans la vitrine de la Banque Hypothécaire, refaite par Pierre Vacheron en 1972. |
| Flèche | *** | Pointe en bois de caribou attachée par du tendon à une hampe en bois grossièrement travaillée. Va avec l'arc VI.303. Le bois destiné aux hampes de flèches était trempé et redressé à l'aide d'un os comportant un trou ou des encoches, comme les «bâtons de commandement» préhistoriques. |
| Flèche | *** | Pointe en bois de caribou attachée par du tendon à une hampe en bois grossièrement travaillée. Va avec l'arc VI.303. Le bois destiné aux hampes de flèches était trempé et redressé à l'aide d'un os comportant un trou ou des encoches, comme les «bâtons de commandement» préhistoriques. |
| Flèche à oiseaux | *** | La tête ovoïde en matière dure animale comporte une logette dans laquelle se fixe l'extrémité de la hampe. Pas d'empenne.
Don Alfred et Antoine Borel, 1882, ou Émile Petitot, 1910. |
| Flèche à oiseaux | *** | La tête en ivoire sculpté en forme de croix (une branche est cassée) comporte une logette dont la paroi est fendue et ligaturée de tendon. A la hauteur de l'empenne faite de trois demi-plumes, signature de trois traits espacés.
Don Alfred et Antoine Borel, 1882, ou Émile Petitot, 1910 |
| Foène | *** | Hampe en bois, branches en bois de cornes de boeuf musqué fixées par des tenons en bois et en os, pointes en fer et ligature en ficelle. L'une des branches est terminée par un segment de bois de caribou que fixent des rivets en fer. "En corne de boeuf musqué, meilleur".
? Lanière en cuir de phoque terminée d'un côté par une boucle épissée et de l'autre par une dent d'ours percée de trois trous.
Sert à haler le gibier.? |
| Foène | *** | Hampe en bois, branches en bois de caribou fixées par des tenons en bois et en os, pointes en fer et ligatures en cordelette de tendon. La pointe centrale (clou), introduite dans une fente latérale, est maintenue par un coin de bois. "En usage partout".
Réf. Birket-Smith 1929a: 119 (ill.), 120; 1945: 69, 70. |
| Foret à arc (3 pièces) | *** | Le foret est constitué d'un clou fiché dans un bâtonnet, l'arc, d'une côte de caribou et d'une lanière de cuir; la pièce de bouche, un astragale de caribou, comporte une cavité naturelle.
«Partout». L'osselet, tenu entre les dents, sert à appuyer le foret qui est mû par l'arc. |
| Fouet | *** | Une lanière faite de six épaisseurs de cuir est ligaturée entre les deux branches du manche en bois en forme de diapason. la lanière s'amincit jusqu'a ne plus comporter qu'une seule épaisseur. |
| Fourrure d'hermine | *** | Fourrure d'hermine brune, "tapis" [tapsi: ceinture - à laquelle le chaman accroche ses amulettes pituqut].
L'hermine a la vertu de rendre les pieds agiles. L'animal, pour servir d'amulette, doit être capturé vivant. Les enfants reçoivent des amulettes sitôt après leur naissance; elles sont ensuite cousues sur le dos de la veste. Les chamans en portent un grand nombre, accrochées à leur ceinture. Le collecteur a reçu celle-ci du chaman Kruptniak, à Eskimo Point (1986: communication personnelle).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Fourrure d'hermine | *** | Fourrure d'hermine blanche, "tapis" [tapsi: ceinture - à laquelle le chaman accroche ses amulettes pituqut].
L'hermine a la vertu de rendre les pieds agiles. L'animal, pour servir d'amulette, doit être capturé vivant. Les enfants reçoivent des amulettes sitôt après leur naissance; elles sont ensuite cousues sur le dos de la veste. Les chamans en portent un grand nombre, accrochées à leur ceinture. Le collecteur a reçu celle-ci du chaman Kruptniak, à Eskimo Point (1986: communication personnelle).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Fragment de fourrure d'ours blanc | *** | De fourrure d'ours blanc «ennerksît» [ce qui sert à laver]
Pallirmiut d'après étiquette. "Partout". La tourbe est recouverte d'une pellicule de glace qui rend les patins glissants en y frottant la peau d'ours mouillée avec de l'eau réchauffée dans la bouche.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Fusil miniature | *** | Ivoire. |
| Gélinotte miniature | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Glouton miniature | *** | Ivoire. Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Grattoir | *** | cf. 86.15.3. Manche en bois de caribou, lame à tranchant asymétrique en fer. "Partout. Surtout pour la dernière touche, pour assouplir la peau. |
| Grattoir | *** | Le bord de cet objet en os de mammifère marin, à patine brune, est peu tranchant. Une courte lanière de cuir passe par un trou. L'étiquette collée déchirée porte la mention: «...raper», peut-être scraper (en anglais: grattoir).
Source inconnue. |
| Grattoir | *** | cf. 86.15.3 et 86.15.4. Manche en bois de caribou, lame à tranchant asymétrique en fer. "Partout. Surtout pour la dernière touche, pour assouplir la peau". |
| Grattoir | *** | cf. VI.326. Le tranchant en grès est symétrique et convexe. Utilisé après écharnage, pour étendre la peau.
«Partout. Change de nom selon le degré de grattage à faire». |
| Grattoir | *** | Os de boeuf musqué, scié. "Pour second travail sur peau sèche". |
| Grattoir | *** | Mandibule de boeuf musqué, sciée. "Pour second travail sur peau sèche". |
| Grattoir | *** | Manche en bois, tranchant en fer. Pour épiler les peaux de phoque préalablement trempées dans l'eau. |
| Grattoir | *** | Seul le tranchant est poli. "Change de nom selon le degré de grattage à faire". |
| Grattoir | *** | Tranche d'os de boeuf musqué à bord effilé. "Pour peaux bien trempées à l'avance". Se tient des deux mains. Inscriptions de la main de Turquetil sur l'objet. |
| Hameçon | *** | Etiquette en papier cadrillé, blanc, collé sur l'objet: "Esquimaux fish hook". Crochet en ivoire décoré, lié par du tendon tressé sur une une pièce de bois de section ovale, sectionné. La pointe est gravée des deux côtés de manière à représenter une tête d'oiseau, et percée de deux trous pour passer l'attache.
Cet objet, qui pourrait être indien plutôt qu'esquimau, servait probablement à pêcher le saumon à la traîne. |
| Hampe de harpon | *** | Harpon reconstitué par Yvon Csonka. VI.257. (hampe) et VI. 144. (pré-hampe et tête).
La tête femelle en bois de caribou comporte un tranchant en fer retenu par une cordelette bicolore; elle est traversée par une boucle de cuir épais. Elle se loge sur une tige en bois de caribou au travers de laquelle est passé un anneau de cuir qui la retient à la boucle. Cette pré-hampe se fixe dans une douille en bois enfoncée dans une dent de morse taillée et gravée de quatre lignes dont l'une, plus courte, se termine en fourche. La dent est fixée à la hampe en bois par une liane, une boucle de cuir la traversant, et une ligature de cordelette bicolore. J'ai reconstitué cette arme dont la hampe et la partie mobile étaient cotées séparément. La tête femelle est traversée par une boucle qui est rattachée lors de la chasse à un flotteur fait d'une peau gonflée d'air ou d'une planche de bois.
Provient vraisemblablement de l'ouest ou du sud-ouest de l'Alaska. Les petits harpons à pointe mâle, dont les Esquimaux ne se servent qu'en Alaska, au sud du détroit de Béring, sont utilisés pour chasser le phoque ou la loutre de mer. La pointe est reliée par de la cordelette de tendon à la hampe qui sert de flotteur. La douille en bois amortit l'impact et empêche la pièce en ivoire (dent de morse taillée) terminant la hampe de se fendre. La base de cette pièce est taillée en coin, caractéristique suggérant une origine proche du détroit de Béring. Est lancé à l'aide d'un propulseur.
Fait probablement partie de la collection offerte par les frères Borel au Musée en 1882. |
| Harpon | *** | La hampe en bois poli de section trapézoïdale a été sciée obliquement à sa base; une cheville en ivoire placée en son milieu sert d'appui pour la main ou le propulseur. Trois lignes gravées, dont l'une comporte cinq encoches latérale, ornent le haut de la hampe. La logette, qui reçoit une pré-hampe en os, est ouverte et renforcée par un lien de baleine passé par des trous. La tête en os comporte un tranchant en fer; elle est reliée à la pré-hampe par une boucle de cuir.
D'après la taille de sa tête, ce harpon est destiné au phoque ou à la loutre de mer. |
| Harpon | *** | La hampe en bois est profondément encochée à ses deux extrémités. A sa base, elle reçoit une défense de morse maintenue par une pièce de bois, une ligature de tendon et un lien de cuir la traversant. A son sommet, une longue pré-hampe (probablement une dent de narval) est fixée de la même manière mais sans pièce de bois. La tête femelle en bois de caribou comporte un tranchant en fer; une corde en matière végétale terminée par une boucle la relie à la hampe.
La dent de morse qui termine la hampe remplit la fonction de pic à glace.
Provient vraisemblablement de l'ouest ou du sud-ouest de l'Alaska. Les petits harpons à pointe mâle, dont les Esquimaux ne se servent qu'en Alaska, au sud du détroit de Béring, sont utilisés pour chasser le phoque ou la loutre de mer. La pointe est reliée par de la cordelette de tendon à la hampe qui sert de flotteur. La douille en bois amortit l'impact et empêche la pièce en ivoire (dent de morse taillée) terminant la hampe de se fendre. La base de cette pièce est taillée en coin, caractéristique suggérant une origine proche du détroit de Béring.
Ces harpons font probablement partie de la collection offerte par les frères Borel au Musée en 1882. |
| Harpon | *** | IMAGE A CHANGER = VI.261.
Hampe en bois terminée par une pièce en ivoire ligaturée avec du tendon tressé. Une logette contenant une douille en bois reçoit la pointe en ivoire. Les trois plumes rognées et découpées en dents de l'empenne sont ligaturées à leur sommet et introduites dans des fentes à leur base. Quelques traces de couleur rouge sur la hampe.
Provient vraisemblablement de l'ouest ou du sud-ouest de l'Alaska. Les petits harpons à pointe mâle, dont les Esquimaux ne se servent qu'en Alaska, au sud du détroit de Béring, sont utilisés pour chasser le phoque ou la loutre de mer. La pointe est reliée par de la cordelette de tendon à la hampe qui sert de flotteur. La douille en bois amortit l'impact et empêche la pièce en ivoire (dent de morse taillée) terminant la hampe de se fendre. La base de cette pièce est taillée en coin, caractéristique suggérant une origine proche du détroit de Béring. Lancé à l'aide d'un propulseur.
Ce harpon fait probablement partie de la collection offerte par les frères Borel au Musée en 1882. Le harpon 239, plus soigné et d'apparence ancienne, est certainement contemporain des objets de la collection de Meuron et pourrait y appartenir; le manque de documentation empêche de trancher. |
| Harpon | *** | IMAGE A CHANGER = VI.259.
Hampe en bois terminée par une pièce en ivoire ligaturée avec du tendon tressé. Une logette contenant une douille en bois reçoit la pointe en bois de caribou. Les trois plumes rognées et découpées en dents de l'empenne sont ligaturées à leur sommet et introduites dans des fentes à leur base. La base de la pièce en ivoire est assujettie par un lien passé dans un trou.
Provient vraisemblablement de l'ouest ou du sud-ouest de l'Alaska. Les petits harpons à pointe mâle, dont les Esquimaux ne se servent qu'en Alaska, au sud du détroit de Béring, sont utilisés pour chasser le phoque ou la loutre de mer. La pointe est reliée par de la cordelette de tendon à la hampe qui sert de flotteur. La douille en bois amortit l'impact et empêche la pièce en ivoire (dent de morse taillée) terminant la hampe de se fendre. La base de cette pièce est taillée en coin, caractéristique suggérant une origine proche du détroit de Béring. Lancé à l'aide d'un propulseur.
Ces harpons font probablement partie de la collection offerte par les frères Borel au Musée en 1882. |
| Harpon à barbelures | *** | Hampe en bois constituée de deux parties coupées en biseau et fixées par des rivets en fer; le harpon femelle en bois de caribou y est assujetti par un lien en cuir de phoque. "Chez les Netchilik seuls". S'utlilise comme la foène, pour la pêche à l'omble, en été. "nauliniut": ce qui sert à être planté. |
| Harpon à morse | *** | ! lanière fendue
Harpon à morse «unar [...] générique pour harpon; arvemiut [...] harpon pour morse» [unaaq; aivimiut, de aiviq: morse]
Hampe en bois renforcée par un coin en os et un manchon en laiton, préhampe en fer, tête en bois de caribou consolidée par une plaque de fer avec tranchant en fer, ligne en peau de phoque avec cran d'arrêt en corne de boeuf musqué.
Turquetil en donne la description suivante, la seule de sa liste qui soit si exhaustive:
«Ce harpon est le chef-d'oeuvre de la technologie esquimaude.
A. Le dard est attaché de façon à basculer, et se mettre de travers dans la chair de l'animal blessé qui veut fuir; de la sorte, le dard ne peut ressortir par la blessure, ce qui assure la capture du gibier.
B. Le dard se détache automatiquement sous l'effort de l'animal blessé. La ligne qui a passé d'abord librement dans un anneau en haut du manche, est retenue par le "tallibvik" qui a plusieurs crans, parce que la ligne s'allonge ou se rétrécit selon qu'elle est sèche ou mouillée. Le "tallibvik" ou cran d'arrêt du dard le retient au repos et quand on darde, mais dès que l'animal blessé veut fuir, la tension de la ligne la fait s'échapper du cran d'arrêt, alors le dard se détache du manche, et ce dernier ne peut partir à la dérive, puisqu'il porte l'anneau dans lequel passe la corde. Dans un pays où il n'y a pas de bois, il importe de ne pas perdre le manche, ni de le casser dans les trous de phoque, qui sont fort étroits, et c'est ainsi que le problème a été résolu.
e. Au-dessous du tallibvik est le tikaruk ou appui du doigt, qui assure un bon lancement, avec toute la force requise, sans que le manche ne glisse entre les grosses mitaines dont on se sert en hiver.
D. A l'extrémité de la ligne est une boucle toute prête, pour assurer l'emprise, au besoin fIxer la ligne à la glace, en plantant le manche.
E. La ligne se tient de la main gauche, enroulée avec soin, pour qu'elle n'accroche pas aux gants, aux habits, et n'expose pas la Vie du chasseur. Nombre d'Esquimaux ont perdu un doigt ou deux faute de cette précaution, un autre s'est fait récemment emporter sous la glace par un morse blessé.
La ligne est en peau de gros phoque, ground seal.» |
| Harpon à phoque | *** | Dans la hampe en bois renforcée d'un manchon de laiton est fichée une tige en fer sur laquelle coulisse une perle en matière osseuse. Tête basculante en laiton avec tranchant riveté en fer. La ligne en peau de petit phoque [natsiq], sur laquelle un brin de cuir est épissé, passe sous une boucle de cuir à l'extrémité proximale de la hampe et se termine par une boucle.
«Partout». Le brin de cuir épissé sur la ligne se coince sous la perle qui sert de cran d'arrêt. Lorsque la tête se détache, la hampe demeure retenue à la ligne par la boucle de cuir et ne risque pas d'être perdue en mer libre ou dans le trou de respiration qu'un phoque maintient à travers la glace. L'absence de flotteur indique qu'il s'agit plutôt d'un harpon destiné à être utilisé sur la banquise. |
| Homme miniature | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| j | *** | Fourrure entière d'un petit caribou, dont seule l'encolure a été cousue. Pour ranger des habits ou du matériel de couture.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| l | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Lampe à huile | *** |   |
| Lampe à huile miniature | *** | Stéatite. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Lance à oiseaux | *** | La pointe en ivoire de morse profondément barbelée est maintenue dans une pré-hampe en matière osseuse par deux rivets en tuyau de plume et deux petites plaques de bois ligaturées. Elle porte une signature au dos. La pré-hampe amincie à sa base s'enfonce dans la hampe en bois, à laquelle elle est attachée par du tendon. Les trois pointes latérales en ivoire sont insérées dans des encoches et ligaturées avec du tendon. De leur base jusqu'à son extrémité inférieure, la hampe est peinte en rouge. |
| Lance à oiseaux | *** | Les pointes en bois de caribou, de longueurs inégales, sont ligaturées avec une épaisse cordelette de tendon. Restes de peinture noire à la base des pointes. |
| Lance à oiseaux | *** | Trois pointes en bois de caribou sont fixées par du tendon tressé dans de longues encoches et autour d'un téton qui termine la hampe en bois. La ligature se poursuit en spirale jusqu'au bas de la hampe. Des restes de peinture sont visibles, rouge le long des barbelures et noire sur la base des pointes. La hampe est peinte de trois anneaux rouges juste sous les pointes. |
| Lance à oiseaux | *** | Trois pointes (une en bois de caribou et deux en ivoire) sont fixées par du tendon tressé dans de longues encoches et autour d'un téton qui termine la hampe en bois. La ligature se poursuit en spirale jusqu'au bas de la hampe. Une ligne noire est gravée sur deux des pointes; la troisième est peinte en rouge près de sa base cassée et ligaturée. |
| Lanière | *** | Peau de bélouga.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Lanière | *** | Peau de phoque barbu. «Partout». L'animal dont la peau sera transformée en lanière n'est pas ouvert dans le sens de la longueur, mais dépecé par tranches. Les larges anneaux de peau sont dégraissés et épilés, puis coupés en spirale. Une croyance interdit que ce travail toujours effectué par les hommes, soit accompli loin de la mer. Ce type de lanière très solide sert de monnaie d'échange avec les habitants de l'intérieur du pays. |
| Lanière | *** | Peau de caribou enroulée. Moins solide que la lanière en peau de phoque VI.117, elle n'était utilisée que par les habitants de l'intérieur.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Ligne de pêche | *** | Bois, cordelette de tendon. Le hameçon est un crochet de fer enfoncé dans un poids en bois ou os de caribou. |
| Ligne de pêche | *** | Lanière en fanon de baleine, cassée et nouée en plusieurs endroits attachée à une courte lanière de cuir terminée par une boucle. |
| Maquette de kayak | *** | Etiquette à bord bleu: "Labrador/ Oumiak Don/ de M.E. Sire". Cuir cousu sur un bâti en bois; le fond du kayak est plat et le trou d'homme arrondi. Le personnage en bois finement sculpté est habillé d'un ensemble en coton et de bottes de cuir. L'armenent, en bois, comprend un support de ligne, une hampe de harpon et un flotteur relié par un fil de tendon à une tête de harpon en ivoire.
Passage de vers (un sur le côté droit, 3 sur le dessous.
Travaux de restauration (voir fiche verte) par MB le 04.05.2006. |
| Maquette de kayak | *** | Etiquette rectangulaire, à bord bleu, collée sur une étiquete à bord bleu plus longue et étroite: "modèle de Kayak/ aléoute. Kodio/ mer de Béring". Maquette, bâti en bois recouvert d'une pièce de cuir. Proue bifide typique du sud de l'Alaska. Avec deux trous d'homme; devant chacun de ces trous, une ficelle traverse le pont. Il reste la trace de deux autres ficelles manquantes. Un personnage casqué en bois sculpté occupe la place avant. Les traits du visage et ele casque représentant une tête de phoque (destinée à leurrer le gibier) sonts peints en noir. Une pièce d'intestin reliant la tête au trou d'homme figure la veste imperméable. Aléoute (ou Koniag).
D'après l'étiquette collée, Petitot donne pour provenance "Kodiak, mer de Béring" (l'île de Kodiak se trouve en réalité dans le golfe de l'Alaska) et dans sa liste "Esquimaux de l'ouest". Les Russes se sont établis à Kodiak en 1784 mais l'île était déjà peuplée de Koniag que la littérature a longtemps assimilés aux Aléoutes qui accompagnaient les colons. Les kayaks à deux ou trois places, rares ou inexistants avant l'invasions, sont aussi connus sous leur nom russe de "baïdarka". |
| Maquette de kayak | *** | Etiquette rectangulaire et étroite, à bord bleu: "Pirogue d'Esquimaux/ Alaska". Cote sur l'objet, biffée: "VI.327.a". Bâti en bois recouvert d'une pièce de cuir. Proue bifide typique du sud de l'Alaska, à fond légèrement concave et à deux places. Deux petites lanières traversent le pont devant le premier trou d'homme. Les personnages (b et c) barbus et moustachus en bois sculpté n'ont ni bras ni jambes. Les traits du visage et les décorations des chapeaux sont peints en rouge et noir. Style aléoute (ou koniag). |
| Maquette de maison | *** | La maison, faite de pièces de bois chevillées, comporte une fenêtre en boyau. Deux personnages, une femme et un petit homme (ou un garçon), sont piqués sur de longues aiguilles de laiton. Leur tête et leurs mains sont en bois sculpté et peint, leurs habits en tissu brodé rouge et noir et leurs bottes en cuir. La femme porte un chignon, l'homme a les cheveux longs.
La forme du porche et le matériau de construction sont typiques de la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque le bois importé est devenu relativement rare.
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Maquette de tente | *** | Des bâtonnets de bois supportent un assemblage de morceaux de fourrure de phoque chevillé sur une planchette. Le personnage masculin, de même facture que celui se tenant devant l'iglou VI.155.a-b, porte une veste d'été en peau de caribou décorée de fil brodé.
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle).
Personnage congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Maquette de traîneau | *** | Ivoire de mammifère marin. Tiré par quatre chiens sur six (b et g manquent). Le traîneau est taillé dans une seule pièce d'ivoire; des lignes gravées figurent les attaches et les patins. Il est tiré par quatre chiens (six devraient exister d'après le registre), dont un seul est intact.
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle). |
| Maquette de traîneau | *** | Tiré par quatre personnages. Le traîneau en bois, assemblé avec de la ficelle, est chargé d'une caisse et d'osselets recouverts de cuir et de fourrure de phoque. Quatre fusils et quatre sacoches en bois sont attachés sur les peaux. Les personnages en bois sculpté, habillés de tissu blanc brodé de rouge et de bottes en cuir, sont reliés au traîneau par des fIls.
Il est inhabituel que le traîneau soit tiré par des hommes et non par des chiens. A l'époque historique, cela ne se produisait qu'exceptionnellement (perte des chiens par famine ou épidémie); Taylor (1984: 515) mentionne un attelage moyen de 15 chiens par traîneau au Labrador à la fm du XVIIIe siècle.
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Maquette de traîneau | *** | Le traîneau en bois comporte des patins en os maintenus par des clous en cuivre. Il est tiré par six chiens en bois portant des harnais de cuir prolongés par des fils. Les petits anneaux d'attelage sont en ivoire. Le personnage, en bois également, porte des habits de tissu blanc brodés de rouge et des bottes en cuir. Le chargement du traîneau comprend une corne à poudre, un fusil, un couteau à neige et un phoque en bois (cf. VI.170), recouverts d'une peau (remplacée récemment).
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle). |
| Maquette de traîneau avec canot | *** | Bois sculpté. Les traverses du traîneau (a) sont attachées avec du fil. Le canot (b), peint en bleu et rouge, comporte quatre bancs. Le personnage (c) porte une combinaison en coton bleu et une veste blanche, mitée.
Le canot, acheté aux Blancs, était commun au Labrador dès le XVIIIème siècle.
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle). |
| Maquette d'iglou avec un personnage | *** | L'iglou, peint en blanc, est fait de pièces de bois chevillées. Le personnage masculin, en bois, aux traits finement sculptés, porte des bottes en cuir, des pantalons en tissu et une veste en fourrure de phoque.
Au Labrador, la maison de neige sert d'abri de chasse uniquement.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que cette maquette a été acquise lors d'une "vente du Labrador" au profit de la mission [morave où les Frères se sont établis à partie de 1771], vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès 10 heures du matin 10, rue du Pommier à Neuchâtel ("Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois", 20.12.1871, p. 5). Elle porte au-dessous le prix de "fr.1.50". (RK 1988)
Ces maquettes (VI. 154, 155, 158-161, 176 et 277) sont entrées au Musée entre 1871 et 1931. Quoique certaines aient été attribuées au Groenland dans le registre, elles proviennent vraisemblablement toutes du Labrador. Celles comportant des personnages en bois sculpté sont même de facture si semblable qu'elles suggèrent une source identique.
A partir d'une indication trouvée dans les papiers Agassiz faisant partie du fonds Coulon aux Archives cantonales, il est à supposer que la plupart ont été acquises lors d'une « Vente du Labrador» au profit de la mission, vente publique qui eut lieu le jeudi 21 décembre 1871 dès la heures du matin la rue du Pommier à Neuchâtel (Feuille d'Avis de Neuchâtel et du Vignoble neuchâtelois, 20.12.1871, p. 5), d'autant que certaines portent des prix (Kaehr 1988: communication personnelle).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Maquette d'umiaq | *** | Deux pièces de cuir cousues ensemble sont attachées par du fil sur un cadre en bois;. L'umiak contient cinq personnages masculins en bois, habillés de tissu et de cuir, et un tonnelet en bois.
L'umiak (excepté en Alaska où il est utilisé pour la chasse à la baleine) est un bateau destiné uniquement au transport des femmes, des enfants et du mobilier. Il est donc étrange d'y voir des hommes, qui se déplacent habituellement sur l'eau en kayak. Au Labrador, l'umiak a été presque entièrement remplacé par le canot en bois dès le milieu du XIXe siècle.
Personnages congelés pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Ocre rouge | *** | Celle-ci s'appelle ivitar i. e. rouge, se pulvérise et donne une sorte de vermillon». Les coutures de kayak sont imprégnées d'un mélange d'ocre et d'huile de poisson, ce qui les rend étanches. Cette peinture peut aussi servir à décorer le pont de l'embarcation. |
| Oiseau miniature | *** | Os. Représente un oiseau aquatique, auquel six pendeloques en os sont attachées.
Il pourrait s'agir d'un hochet, d'un appât (le bruit des pendeloques s'entrechoquant attire les phoques) ou d'une amulette. |
| Paire de bas | *** | Tissu de laine feutrée beige, cousu à gros points de laine rouge.
Le montage en trois parties reproduit l'original en fourrure de caribou. Ces bas, probablement faits pour le collecteur, sont portés à l'intérieur de bottes.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bas | *** | Bandes horizontales de fourrure de caribou allant du blanc au brun foncé. Le poil de la semelle est plus court que celui de la tige.
«Partout. Pour homme: hiver». Portés dans des souliers, par les plus grands froids.
! bas gauche décousu latéralement.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bottes | *** | Montage en trois parties: semelle en cuir de phoque barbu; empeigne en cuir de petit phoque, blanchi; tige en fourrure de phoque ornée de trois bandes de damiers alternant fourrure claire et foncée. Des rubans rouges servent d'attaches. Les bandes verticales indiquent qu'il s'agit de bottes d'homme. Elles ne sont confectionnées et portées, en été, que par ceux des Paallirmiut qui fréquentent la côte.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bottes | *** | Peau de petit phoque épilée. Pas d'ourlet au haut de la tige. "Pour enfant". Utilisées l'été.
Bottes «kamak» [faute de frappe probable pour kamik]
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bottes | *** | Semelle recouvrante en peau de phoque barbu épilée, empeigne et tige en fourrure de petit phoque, avec bandes décoratives verticales blanches. "Pour homme, été. Partout", dit Turquetil, mais les habitants de l'intérieur ne les utilisent pas.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bottes d'enfant | *** | Peau de phoque épilée.
Attribuées à Louis de Coulon par le registre et censées provenir de Laponie, elles sont toutefois certainement esquimaudes.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de bottines | *** | Peau de poisson; tige fendue sur le devant. A sa base se trouvent deux passants à lacets.
Offert en 1921 par Maurice Borel, ce costume en peau de poisson a vraisemblablement été acquis par ses frères aînés Alfred et Antoine. Selon le Rapporl annuel du Musée ethnographique. Exercice 1921, il provient du détroit de Béring.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de chaussons | *** | Fourrure de caribou, poil à l'intérieur. «Partout. Pour homme: hivef».
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de moufles | *** | Peau de phoque épilée. «Pour homme: été».
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de moufles | *** | Peau de pattes de caribou; une bande est cousue poil vers l'intérieur et retournée autour du poignet. «Partout. Pour homme: hiver».
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de moufles | *** | Cuir de phoque; elles présentent un doigt sur chaque face. Les coutures «aveugles» sont imperméables. Ce type de moufles est utilisé en kayak par les Groenlandais. Le gant est porté sur ses deux faces, ce qui répartit l'usure.
Source inconnue.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de souliers | *** | Fourrure de caribou, poil à l'intérieur, avec semelle double, poil blanc à l'extérieur. Lacets en cordelette de tendon.
«Partout. Pour homme: hivef». Portés par-dessus les bas.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Paire de souliers | *** | Peau de petit phoque; lacet en cordelette de tendon. "Pour enfant".
[kamiik: paire de bottes]
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Pantalons | *** | Peaux de poisson cousues avec fil de tendon.
Offert en 1921 par Maurice Borel, ce costume en peau de poisson a vraisemblablement été acquis par ses frères aînés Alfred et Antoine. Selon le Rapporl annuel du Musée ethnographique. Exercice 1921, il provient du détroit de Béring. |
| Peigne miniature | *** | Ivoire. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Pendant de poitrine | *** | Franges de perles de verre (bleu foncé, bleu clair, blanc, rouge et jaune) terminées par des dents de caribou, montées sur fine bande de peau de phoque.
«Pour jeune fille». |
| Perçoir | *** | Pointe en métal fichée dans un bâtonnet.
Utilisé par les femmes pour percer les dents de caribou qui agrémentent les parures. D'après Birket-Smith (1929a: 239), il pouvait aussi être mû à l'aide d'un petit arc, le dé à coudre faisant office de pièce de bouche. |
| Phoque miniature | *** | Bois. De facture semblable au phoque appartenant au traîneau VI.160.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Phoque miniature | *** | Bois. De facture semblable au phoque appartenant au traîneau VI.160.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Phoque miniature | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Phoque miniature | *** | Bois. De facture semblable au phoque appartenant au traîneau VI.160.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Pièce de harpon | *** | Destinée à être assujettie à l'extrémité d'une hampe, cette pièce en ivoire devait recevoir une pointe barbelée ou une pré-hampe, éventuellement par l'intermédiaire d'une douille en bois. cf. VI.260 et VI.261. Source inconnue. |
| Plat à viande | *** | Taillé dans une pièce de bois et réparé avec un morceau de bois cloué. Des fentes sont colmatées avec de la poix.
D'après Turquetil, seuls les Paallirmiut utilisent ce genre de plat; en effet, eux seuls se procurent facilement du bois à la limite des forêts. Pourtant, Birket-Smith donne l'illustration d'un plat similaire provenant des Netsilik. |
| Pochette | *** | Deux pièces de cuir de phoque cousues; une attache permet de la fermer.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Pochette | *** | No 104 - étiq. 61 ?
Fourrure; parements de cuir et fourrure sur une face. Très usagé.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Pointe de flèche | *** | Pointe en os maintenue dans une pré-hampe en bois de caribou par un rivet en os.
La pré-hampe qui se termine en biseau devait être ligaturée contre une hampe, mode d'attache caractéristique de l'Arctique central. Dans l'Arctique occidental, la pointe de flèche était généralement fichée dans la hampe. |
| Pointe de flèche | *** | Os; tranchant en fer fixé par un rivet. Source inconnue. |
| Pointe de flèche | *** | Pourrait être la pointe remplacée de la flèche cotée VI.306 (cf. cat.138). Objet non documenté. |
| Pointe de flèche | *** | Silex gris. Le pédoncule est cassé. "Flèche à caribou". |
| Poisson miniature | *** | Minces plaques d'os ajourées. Les deux profils se superposent presque exactement. |
| Poisson miniature | *** | Minces plaques d'os ajourées. Les deux profils se superposent presque exactement. |
| Pré-hampe et tête de harpon | *** | Harpon reconstitué par Yvon Csonka. VI.257. (hampe) et VI. 144. (pré-hampe et tête).
La tête femelle en bois de caribou comporte un tranchant en fer retenu par une cordelette bicolore; elle est traversée par une boucle de cuir épais. Elle se loge sur une tige en bois de caribou au travers de laquelle est passé un anneau de cuir qui la retient à la boucle. Cette pré-hampe se fixe dans une douille en bois enfoncée dans une dent de morse taillée et gravée de quatre lignes dont l'une, plus courte, se termine en fourche. La dent est fixée à la hampe en bois par une liane, une boucle de cuir la traversant, et une ligature de cordelette bicolore. J'ai reconstitué cette arme dont la hampe et la partie mobile étaient cotées séparément. |
| Racloir | *** | Omoplate de caribou. "Pour enlever l'urine des bébés de dessus les peaux". Les bébés dorment nus sur la literie de fourrure. |
| Renard miniature | *** | Ivoire.
Les miniatures inscrites sous le nom de Louis de Coulon proviennent du Groenland d'après le registre, mais certaines pourraient être originaires du Labrador. |
| Sac | *** | Bandes d'intestin de phoque cousues côte à côte et repliées pour former une poche. Les coutures sont ornées de petites pièces de tissu rouge et noir et de plumes de duvet grises avec une bordure de peau teintée en rouge et noir et ornée de plumettes. [Style ALÉOUTE]. |
| Sac | *** | Bandes d'intestin de phoque cousues côte à côte et repliées pour former une poche. Les coutures sont ornées de petites pièces de tissu rouge et noir et de plumes de duvet grises. [Style ALÉOUTE]. |
| Sac | *** | Fourrures d'écureuils terrestres (Citellus parryi, nom vernaculaire siksik).
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Sac | *** | Pattes d'oiseaux aquatiques dont griffes et ergots subsistent. Les parements en peau de phoque sont réalisés en passant des bandes de couleur contrastée an travers de fentes découpées dans des bandes plus larges.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Sac à poudre | *** | Pièce de cuir de caribou cousue sur le côté.
"arriayile" [de arjaq: poudre à fusil]
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Sacoche de chasse | *** | Fourrure de phoque, avec parements et anse en cuir.
Pour transporter les accessoires de la chasse aux phoques qui se pratique par leurs trous de respiration sur la banquise.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Seau miniature | *** | Stéatite. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Semelle en préparation | *** | Peau de phoque barbu, épilée. «En partie mâchée par les femmes». C'est la façon traditionnelle d'assouplir ce cuir très épais. [atungaksaq: ce dont est faite la semelle atungaq] |
| Tambour sur cadre | *** | Cadre en bois, peau de caribou. Le tambour est frappé avec le battoir (VI.279) sur son bord circulaire. Il peut être utilisé par le chamane guérisseur, intermédiaire entre les hommes et les puissances invisibles ou les esprits surnaturels. Au rythme du tambour, le chamane fait revenir de l'au-delà les âmes des malades, leur permettant ainsi de recouvrer la santé. Plusieurs trous dans la peau.
Trolleybus baptisé "Le tambour"
"Le tambour, en peau de caribou tendue sur un cadre de bois, est frappé avec le battoir sur son bord circulaire. Il peut être utilisé par le chamane guérisseur, intermédiaire entre les hommes et les puissances invisibles ou les esprits surnaturels, et sert à faire revenir de l'au-delà les âmes des malades, leur permettant ainsi de recouvrer la santé.
Paallirmiut. Baie d'Hudson, Canada
MEN VI.278 (Achat 1939)" |
| Tambour sur cadre de garçon | *** | Peau de caribou épilée, très fine, soigneusement reprisée et rapiécée, tendue sur un cadre de bois par trois rangs de ficelle maintenus dans une gorge. Une poignée est ficelée perpendiculairement au cadre. Le battoir, coté VI.281, a disparu. |
| Tendon de caribou | *** | «Partout. Fil à coudre du pays». Les fibres sont détachées et mouillées entre les lèvres avant usage. |
| Tête de harpon | *** | Ivoire à patine brune, gravé d'un motif représentant une tête d'oiseau. La lame manque.
Les lignes gravées entre la perforation et les ergots représentent une marque d'identification (personnelle ou, plus probablement, de clan). Il est impossible de dater précisément cette tête de harpon d'apparence ancienne; on en trouve des exemplaires semblables dans la collection Nelson de la fin du XIXe siècle (Fitzhugh et Kaplan 1982: 84) mais la forme et la décoration évoquent aussi la culture de Punuk (VIlle au XIIIe siècle) (Bandi 1987: communication personnelle ). |
| Tête de harpon | *** | Un train à vapeur (voir détail) est gravé sur ce harpon en ivoire renforcé par un crochet de fer. La lame manque.
Sa taille le destine à la baleine. Les Esquimaux ont appris à imiter les gravures et les modèles des chasseurs de baleine américains, présents dans cette région - où il n'existe pas de chemin de fer - au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. |
| Tête de harpon | *** | Bois de caribou et fer pour la chasse au morse.
"sakku": générique pour projectiles (d'après la liste). "aiverniut" d'après l'étiquette. |
| Tête de harpon | *** | La perforation pour le passage de la ligne, coudée, aboutit à l'extrémité de l'ergot. "L'objet est en os de baleine et en silex. Complet avec son manche, se nomme angoyar. Le silex est écaillé de la pointe vers le talon au moyen d'os de morse». |
| Tranchant de harpon | *** | Silex gris clair. D'après Turquetil, il s'agit d'une «tête de harpon à morse». La taille de l'objet le destinerait plutôt au phoque. |
| Trousse à aiguilles | *** | "Cassé. Non fini". Pierre rouge, polie. Ljen de peau.
«Cassé. Non fini». Ebauche d'une petite boîte destinée à être fermée par un bouchon en bois. Elle est accrochée sur la poitrine par les liens de cuir qui s'attachent sur les lanières avec boutons. A sa base, un trou permet de passer un lien qui retient le dé à coudre. |
| Arc | ** | Branchette taillée et corde de tendon. Inscription au crayon de la main de Gabus sur l'objet: «pittiki (jeu)». |
| Arc | ** | "78 Esquimau" selon l'étiquette Borel collée sur la tige, mais "arc des îles Cook" d'après la liste originale des donateurs, ce qui est invraisemblable. [71 corrigé en] Probablement région de Norton Sound.
La tige en bois est renforcée par une bande de cuir de phoque sur laquelle reposent deux câbles de tendon tressé. La corde est un câble de tendon terminé par des boucles passées sur des encoches. Dans la région Nord de l'Alaska pauvre en bois, les arcs sont relativement courts et fortement renforcés. |
| Hampe de harpon | ** | Hampe de harpon. Partie principale en bois. La pré-hampe, constituée de deux segments d'os joints par des rivets, se fixe sur la hampe par l'intermédiaire d'un pivot qui s'emboîte dans une douille en os. Deux lanières de cuir lui permettent de basculer sans se détacher. L'autre extrémité de la hampe, protégée par une pièce en os à l'endroit où s'appuie le propulseur (VI.202) lors du lancer, est prolongée par deux ailettes stabilisatrices en fer. Deux chevilles en ivoire servent à accrocher l'une le propulseur, l'autre le cran d'arrêt de la ligne du harpon.
cf. VI.197. |
| Hampe de harpon | ** | Une douille en os de baleine comportant une logette est ligaturée dans une encoche à l'une des extrémités de la hampe de bois. L'autre extrémité se termine par une défense d'ivoire fendue dans sa longueur. Sous la pointe, un lien de tendon passé à travers un renflement la relie à une cheville en ivoire ligaturée contre la hampe. Cet objet est probabalement la hampe d'un harpon à morse. La douille est destinée à recevoir la pré-hampe d'une tête de harpon (manquante). La défense de morse sert de pic à glace.
Réf. Fitzhugh et Kaplan 1982: 80, 81 (ill.). |
| Ivoire gravé | ** | Tranche de défense de morse de section trapézoïdale, percée de trois trous et comportant deux encoches. Les gravures représentent d'un côté cinq hommes en "umiaq" dont l'un s'apprête à harponner une baleine et de l'autre un morse et une queue de baleine. Un morceau manque à une des extrémités, anciennement.
Quoique le "Rapport du Musée" pour 1915 l'attribue au Labrador, avec un point d'interrogation, cette pièce est typique du nord de l'Alaska, seule région où la baleine est chassée en "umiaq". Elle servait probablement, ligaturée contre une hampe, de crochet de kayak utilisé pour écarter les glaces dérivantes ou pour ramener le gibier et les pièces de harpon flottant sur l'eau. |
| Kayak | ** | Kayak pourvu de son armement: chaque élément y a un emplacement précis selon cotes VI.198 à VI.212 et cotes 87.23.1 et 87.23.2.
VI.197-VI.213 Kayak d'Ammassalik. Ce kayak pourvu de son armement pour la chasse et d'une veste imperméable a été obtenu à Ammassalik en 1912 par Alfred de Quervain, qui l'a vendu l'année suivante au Musée ainsi que quelques autres objets (VI.198-VI.213).
Le kayak est un esquif typiquement esquimau, rapide, léger et efficace. Chaque élément de l'armement y a un emplacement précis. Le chasseur peut s'attaquer à tous les gibiers rencontrés en mer.
Avant la chasse, la hampe du harpon à phoque (VI.201) est posée pointe contre l'arrière sur le côté droit du trou d'homme. Le chasseur peut la redresser d'une main, y fixer la tête (VI.211) qui repose normalement sur le support de ligne (VI.212) et lancer le harpon complet à l'aide du propulseur (VI.202). Sitôt que le phoque est touché, l'homme met à l'eau le flotteur (VI.199) relié à la ligne du harpon par une lanière (VI.210). L'animal blessé est ainsi retenu sans risquer de faire chavirer le kayak. Il est achevé à l'aide d'une lance (VI.204.), gonflé pour qu'il flotte, ses plaies sont obturées (voir VI.273-275), puis il est remorqué au bout d'une lanière (VI.208, VI.2).
Un javelot (VI.203) muni de barbelures latérales lancé avec un propulseur (VI.207) sert à chasser les oiseaux. La veste (VI.200), qui s'ajuste autour du trou d'homme, rend l'ensemble homme-kayak étanche, même en cas de retournement complet.
Réf. Le kayak de cette région a été décrit en détail par Gessain et Victor (1969a; 1969b), d'après la littérature existante et des observations postérieures à 1930. Voir aussi Petersen (1986).
Bâti de lattes de bois clouées et chevillées, recouvert de trois peaux de phoque entières. La peau est tendue sur le bord intérieur du trou d'homme par des chevilles en ivoire. Les lanières qui permettent l'arrimage des accessoires comportent des passants et crochets en ivoire, dont certains sont finement sculptés (voir détails).
Le bâti, les lanières et les pièces en ivoire sont faits par les hommes, les peaux préparées et cousues par les femmes. Il est très rare qu'une femme utilise un kayak; en revanche, les hommes ne tiennent jamais les rames d'un umiaq. La symbolique du kayak, de ses parties constituantes et de ses accessoires (révélée par l'étymologie des appellations vernaculaires) est entièrement masculine. L'emplacement et le nombre des lanières sur le pont sont précisément fixés et varient pour chaque région du Groenland. La forme de ce kayak, avec son fond presque plat et ses extrémités non relevées, est courante à Ammassalik dès la fin du XIXe siècle. |
| Lance à oiseaux | ** | Lance à oiseaux. Des encoches taillées dans la partie médiane de la hampe en bois reçoivent les pointes latérales en os attachées avec de la ficelle. Une pointe en fer à une barbelure prolonge la hampe; à l'autre extrémité de l'arme se trouve un mamelon creux en ivoire destiné à recevoir le crochet du propulseur VI.207.
cf. VI.197. |
| Lanière intermédiaire | ** | Lanière terminée d'un côté par une boucle, de l'autre par un bouton irrégulier en os. Elle se fixe entre VI.211 et VI.199.
cf. VI.197. |
| Pagaie double | ** | Pagaie double. La partie médiane de la pièce principale en bois a une section ovale. A l'extrémité de chaque pale, un manchon en bois plus compact est assujetti par une mortaise. Les côtés des pales sont renforcés par des plaques en os et une plaque en bois fixées par des chevilles en os.
cf. VI.197. |
| Pelle à neige | ** | Planches de bois, garnitures clouées en bois de caribou. Des marques sur le bois indiquent que les planches et la bordure inférieure étaient probablement liées par du tendon. En mauvais état et recouvert de lichens.
"Trouvé ici. Partout". Lorsque l'iglou est terminé, la femme en recouvre de neige les parois avec la pelle, afin d'augmenter l'isolation thermique. |
| Pointe combinée | ** | Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Pointe tire-moelle | ** | Os de boeuf musqué.
Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Pointe tire-moelle | ** | Os de boeuf musqué, gravé d'un côté. Une cheville en laiton est enfoncée dans le manche.
Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Stylet à poisson | ** | Pointe en os reliée à un bâtonnet plat par un lien en peau de phoque. Les poissons sont enfilés par les branchies sur la lanière.
Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Battoir à habits | * | "Sert à enlever la neige des habits". |
| Bottine | * | Peau de poisson.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Bouton | * | Ivoire de morse, bombé d'un côté, plat de l'autre.
On ne trouve de morses qu'au nord du territoire des Paallirmiut. Cet objet ne leur est donc pas typique et pourrait provenir d'Aivilik établis à Eskimo Point. |
| Flèche | * | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois. L'empenne est faite de deux plumes rognées ligaturées à plat contre la hampe; la base de la plume est rabattue sous la ligature. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Pointe cassée. |
| Flèche | * | La base des pointes en os ou en bois de caribou de section ovale ou ovoïde est taillée en pointe et fichée dans le bois. La hampe s'amincit près de la base et les côtés de l'encoche forment un renflement. Les ligatures sont en écorce.
Le nombre, la disposition et la forme des encoches ou barbelures de la pointe varient; elles pourraient représenter une signature ou une marque totémique. La forme de la pointe est commune à toutes les régions littorales de l'Alaska, mais les ligatures en écorce suggèrent une origine méridionale, indienne peut-être.
Empenne MANQUE. Pas d'encoche. |
| Fourrure de caribou | * | Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Maquette de kayak | * | Pourvu de son armement. La proue est cassée.
Groenland (d'après le registre), [Arctique oriental canadien].
Cette maquette comporte un personnage masculin, un flotteur, un harpon et deux autres instruments tous taillés en ivoire. La tête du harpon est solidaire de la hampe. La pagaie manque.
Après l'arrivée des Blancs, l'usage de la veste de kayak étanche (voir VI.200) qui s'adaptait an cerceau du trou d'homme a été abandonné dans l'Arctique oriental canadien (Labrador, Québec, terre de Baffm). Les Esquimaux y ont adopté la forme en demi-cercle allongé plus facile à réaliser, mais sur laquelle il est impossible de glisser une veste. |
| Paire de chaussons | * | Fourrure de phoque. «Netsilik seuls. Pour homme: hiver»
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |
| Pelle à neige miniature | * | Stéatite. Objet domestique miniature.
D'après la liste de Turquetil, «tous ces objets en miniature sont des semifétiches, faits d'abord comme modèles, sont supposés avoir comme l'esprit des objets eux-mêmes et les empêcher de casser.» Les noms vernaculaires sont formés du nom de l'objet et du suffixe -nnguaq, qui transmet l'idée de ressemblance, souvent à échelle réduite. Le rôle de ce type de miniatures n'est mentionné ni par Birket-Smith (1945: 123, 124) - elles sont assimilées à des jouets -, ni par Rasmussen (1931). |
| Pendant d'oreille | * | Perles de verre (rouge, noir, transparent, bleu et jaune) montées sur fil de tendon.
Porté par les deux sexes, souvent d'un seul côté. |
| Phoque miniature | * | cat.194 |
| Pointe combinée | * | Bois de caribou, gravé d'un côté.
Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Pointe en bois pour kayak | * | cf. VI.197. Fonction indéterminée. |
| Pointe tire-moelle | * | Os de boeuf musqué. "Pas fini".
Les pointes pour extraire la moelle ou tuer le poisson révèlent certains tabous observés par les Esquimaux Caribous. D'après Turquetil, «La superstition empêche les Esquimaux de fendre au couteau les os des pattes de caribou, les écraser avec des roches, serait gaspiller la moelle, d'où l'usage du saudluk. Idem, l'Esquimau n'ose pas amener vivant à terre, aucun gibier aquatique, poisson, alors tout ce qui respire encore, après avoir été dardé ou pris dans les rêts, est vite achevé, au moyen de ce tokrotsît». Les précautions à prendre dans la manipulation des os découlent de la croyance générale que le squelette, siège de l'âme, peut permettre la réincarnation du gibier. La seconde interdiction évoquée est à rapprocher de la séparation très stricte que les Esquimaux observent entre le monde terrestre et le domaine sub-aquatique. |
| Traîneau miniature | * |   |
| Traîneau miniature | * |   |
| Veste à capuchon | * | Fourrure de caribou, poil court à l'intérieur, avec de nombreux rapiéçages soigneusement cousus. Les côtés sont fendus jusqu'à la hauteur des hanches et le bas des pans est pourvu de franges de cuir. La veste est ornée de pièces de flanelle brodées et frangées de perles de verre:
-autour du capuchon: transparent, noir, blanc, bleu clair, bleu foncé, rose, rouge, grenat, jaune;
-dans le dos: noir, blanc, rouge, bleu, sur tissu noir;
-sur la poitrine: blanc, rose, rouge, deux nuances de jaune et trois de bleu; -parures rondes sur les côtés: noir, blanc, rouge, jaune;
-bas des pans: bleu, blanc, rouge, sur tissu vert;
-bas des manches: noir, blanc, bleu, rouge, jaune.
Selon les tribus voisines, les habits des Paallirmiut sont mal coupés. Leurs parures de perles, en revanche, sont très élaborées. Les rapiéçages réparent les blessures faites par les parasites du caribou. Alors que la parure du dos (voir détail) comportant trois groupes de pendentifs terminés par des dents de caribou est placée à l'endroit où se cousaient les amulettes, celles du devant reproduisent les ornements de fourrure de la veste de dessus. L'atigi se porte seul à même la peau en été, recouvert d'une quliktaq (voir 86) en hiver. Celui-ci a été fait par une jeune Paallirmiut pour son mari, un Blanc employé de la HEC, qui ne désirait pas le porter et l'a offert au collecteur (Gabus 1986: communication personnelle). Il est neuf.
Ré/. Birket-Smith 1929a: 200, 204 (ill.); illustré dans Gabus 1962: 66. Voir 84. Des parures semblables à celles qui ornent cette veste, ramenées par Gabus, se trouvent à Fribourg et à Bâle.
Congelé pour conservation à la pisciculture cantonale en 2006. |