| Aiguière avec aspersoir | **** | Fait partie d'une paire. D'exécution relativement récente (années soixante), ces aiguières permettent d'apprécier la qualité qu'ont su préserver les orfèvres bhoutanais. Le vase proprement dit présente un col étroit, à moitié masqué par une large collerette. Le goulot est issu d'une gueule de makara, ce "dragon aquatique" symbolisant le pouvoir de l'eau génératrice de vie. La tige de l'aspersoir amovible - souvent manquant dans les collections - s'insère dans le col du vase. Sur une feuille d'argent ourlée de "flammes", les huit symboles de bon augure entourent un caractère "lang tsha", variante ornementale d'une ancienne écriture indienne. L'ensemble du décor s'appuie sur une planchette revêtue de toile rouge, dans l'épaisseur de laquelle sont fichées des plumes de paon. C'est avec ces plumes que l'officiant asperge d'eau sainte les offrandes (le paon passe pour résister à n'importe
quel poison, d'où son rôle purificateur). On versera également de l'eau sainte dans la main des fidèles et, pour "laver" symboliquement un objet à consacrer, c'est son reflet dans un miroir qui sera aspergé. Argent partiellement doré, turquoises, bois, plumes de paon, tissu.
Plumes froissées lors du transport inadéquat à Serrières (préparation de l'exposition "Himalaya"). |
| Aiguière avec aspersoir | **** | Fait partie d'une paire. D'exécution relativement récente (années soixante), ces aiguières permettent d'apprécier la qualité qu'ont su préserver les orfèvres bhoutanais. Le vase proprement dit présente un col étroit, à moitié masqué par une large collerette. Le goulot est issu d'une gueule de makara, ce "dragon aquatique" symbolisant le pouvoir de l'eau génératrice de vie. La tige de l'aspersoir amovible - souvent manquant dans les collections - s'insère dans le col du vase. Sur une feuille d'argent ourlée de "flammes", les huit symboles de bon augure entourent un caractère "lang tsha", variante ornementale d'une ancienne écriture indienne. L'ensemble du décor s'appuie sur une planchette revêtue de toile rouge, dans l'épaisseur de laquelle sont fichées des plumes de paon. C'est avec ces plumes que l'officiant asperge d'eau sainte les offrandes (le paon passe pour résister à n'importe
quel poison, d'où son rôle purificateur). On versera également de l'eau sainte dans la main des fidèles et, pour "laver" symboliquement un objet à consacrer, c'est son reflet dans un miroir qui sera aspergé. Argent partiellement doré, turquoises, bois, plumes de paon, tissu.
Plumes froissées lors du transport inadéquat à Serrières (préparation de l'exposition "Himalaya"). |
| Arc | **** | cf. 89.7.1. Démontable, il se compose de deux pièces de bambou fixées par deux brides de laiton; la corde manque. Il appartiendrait au type d'arc jadis utilisé à la chasse (aujourd'hui prohibée). On peut se demander si ce serait là la raison du tabou interdisant à une femme de toucher cette arme.
Sport national du Bhoutan, le tir à l'arc oppose deux équipes ou plus, composées chacune de 11 archers, usant d'arcs et de flèches en bambou (bien que des arcs modernes, de facture occidentale aient fait leur apparition). Deux cibles, placées à quelque 130 mètres de distance l'une de l'autre, sont alternativement utilisées de jeu en jeu. Chacun des adversaires tire à tour de rôle deux flèches. Le calcul des points va de un (impact dans le sol à moins d'une longueur de flèche de la cible) à cinq (œil de la cible). Un bon tir est salué par des cris et des sauts de joie, tandis que le héros reçoit une écharpe de soie qu'il passe à sa ceinture. Le score d'un jeu ne tient compte que de la meilleure touche obtenue par chaque équipe. La manche se termine dès que se trouve égalé le score préalablement convenu. Les exhortations lancées par l'archer pour diriger sa flèche s'entendent de loin à la ronde. Plus efficaces, peut-être, sont les gestes de ses coéquipiers, dangereusement placés à proximité immédiate de la cible, qui lui signalent son premier point d'impact de manière à lui permettre de corriger le tir. C'est à peine si le but est visible, et pourtant les flèches sont décochées sans hésitation. Pour corser les choses, chaque équipe dispose d'un groupe de jeunes
femmes qui commencent par chanter et danser puis, l'excitation aidant, lancent des quolibets de plus en plus grivois aux archers
adverses, les leurs ayant droit aux louanges les plus flatteuses.
Aucun élément ne permet d'établir un lien avec le tir à l'arc associé au bouddhisme zen. En fait, les moines bhoutanais sont censés s'abstenir de le pratiquer. Un rituel propitiatoire (mar chang) précède néanmoins l'ouverture des jeux: à l'issue d'un repas communautaire composé de riz et de thé au beurre, un officiant (laïc) répand sur le sol et dans l'espace quelques gouttes de bière et prononce une invocation (smon lam) à laquelle répondent les exclamations (ki so) des participants, assimilées à la voix
d'une divinité protectrice. Symbole de celle-ci, une des bannières (rten dar) transmettra ensuite à chaque arc, par simple effleurement, un peu de son énergie. |
| Bande de lainage | **** | D'innovation récente, elle se porte à la mode occidentale. Dérivées des "yathra" traditionnels, ces écharpes présentent l'avantage d'être beaucoup moins coûteuses et donc plus propres à tenter l'éventuel touriste. |
| Baratte | **** | Cylindre de bois avec couvercle et batteur. Utilisée pour la préparation du thé au beurre. |
| Carquois et six flèches | **** | cf. 89.7.1. Vannerie. Les six flèches ("mda") qu’il contient ont un fût de bambou; munies de pointes de fer fixées à la cire, elles comportent un empennage de plumes de faisan. Ce carquois est l’un des éléments du tir à l’arc, considéré comme le sport national du Bhoutan. |
| Casque | **** | Revêtu de soie bleue frappée de diagrammes de longévité, ce casque comporte un rembourrage de tissu armé de cotte de mailles. On prêtait à la bordure tressée aux "cinq couleurs" la vertu d'arrêter les flèches. Usage cérémoniel. |
| Chapeau | **** | En forme de cône aplati, ce chapeau comporte deux couches de vannerie à deux nappes enchevêtrées de lamelles de bambou. La couche inférieure est tissée de larges brins non teints, la couche supérieure de brins fins polychromes. Ce chapeau est porté l'été, indifféremment par les hommes et les femmes. |
| Chapeau | **** | De forme pyramidale, ce chapeau est fait de trois couches: la première, tissée en carreaux à trois éléments, sert de base à une couche de feuilles que vient couvrir la troisième, réplique de la couche inférieure, exécutée avec des brins beaucoup plus fins. Bambou, vannerie non teinte. |
| Chapeau | **** | De forme classique, ce chapeau présente un complément indispensable: un cercle revêtu de satin à motifs brochés or qui repose sur la tête du porteur. Vannerie de bambou. |
| Clochette cérémonielle | **** | Sur des pétales de lotus figurent huit syllabes tibétaines et dix roues de la Loi stylisées. Le manche reproduit la tête du Buddha Vairocana ("rNam par snang mdzad"), couronnée d'un demi-vajra ("rdo rje"). A l'intérieur figurent en relief les syllabes mystiques
ôm, 'a, hûm. Bronze. Pour autel buddhique.
Principaux ustensiles rituels du Vajrayâna, le vajra (68.4.12) et la clochette ont des fonctions complémentaires. Le premier représente à la fois le principe mâle, actif, et les moyens (ou pratique de la compassion); la seconde, le principe femelle, passif, et la sagesse. Symbolisée par des gestes canoniques, leur fusion permet d'atteindre la connaissance de la réalité telle qu'elle est, à savoir que toute chose est «vide» (shûnya) parce que conditionnée. |
| Conque | **** | Conque marine à embouchure terminale, entièrement enchassée d'argent partiellement doré. Restaurée.
Mentionnée dans Helffer 1994: p. 106.
La richesse de son ornementation fait de cette pièce - unique à notre connaissance - le joyau de la collection bhoutanaise. Ourlé de "flammes" et de perles, le tablier (qui dirige et amplifie le son) présente au centre le dragon ("druk"), emblème du Bhoutan. Parmi les rinceaux épars et dans les griffes de cet animal fabuleux, des cartouches de turquoises, de lapis-lazuli et de corail soulignent son rôle bénéfique en dessinant des motifs floraux et des "symboles de bon augure" (le nœud et le vase de vie, les poissons d'or, la roue de la Loi). Les boucles de suspension semblent jaillies du cœur de deux lotus. Sur les anneaux épousant la forme du coquillage, on remarque des feuilles de lotus, puis des pétales ornés de pierres et des "symboles auspicieux" (parasol d'honneur et nœud de vie). Décorant le pavillon, une roue de la Loi rappelle que la conque passe pour émettre le "son du Dharma".
En l'absence d'informations précises sur les techniques utilisées, on se contentera d'admirer ce chef-d'œuvre d'orfèvrerie ancienne, où se trouvent conjugués les arts du travail au repoussé, de la ciselure, de la gravure, de la dorure, du sertissage. Les divers éléments sont assujettis à l'aide de cire, dite "lachu". En dehors de son emploi dans l'orchestre monastique, la conque ponctue les activités des moines en les appelant, par exemple, à se rendre aux offices. Comme le hautbois et la trompe, elle est le plus souvent jouée par paire. |
| Corne à libations | **** | Cette corne de buffle appartient à une espèee sauvage connue sous le nom de "mahé". Façonnée et ornée de laiton ouvragé, elle est fermée par une planchette. Portée sur l'épaule par un serviteur, elle était jadis utilisée, lors d'un déplacement, comme récipient à eau.
Arceau du haut fendu, manque un clou au dernier arceau. |
| Coupe | **** | En bois de loupe (dza phor pa). Aux yeux des Bhoutanais, la valeur de cette coupe tient moins à son revêtement en argent qu'à la qualité de son bois. A en croire un informateur indigène, la chute d'une goutte d'eau "spéciale" provoquerait sur un tronc d'arbre l'excroissance que nous appelons loupe (due, en réalité à la piqûre d'un insecte). Or, cette dernière aurait la propriété de se briser au contact du poison, d'où son intérêt et le prix que peuvent atteindre de tels objets (jusqu'à plus de 1'000 dollars, dit-on). |
| Couteau | **** | Va avec le sabre 68.4.51.a-b. Forme élégante du couteau couramment porté par les Bhoutanais, cet exemplaire possède une poignée entièrement recouverte d'une fine chaînette d'argent enroulée, que bordent deux garnitures de fil rouge. Le pommeau est orné du parasol d'honneur, en argent doré sur fond ajouré. Le fourreau de bois comporte un segment gaîné de peau noire entre deux segments revêtus d'argent partiellement doré et travaillé. Le sabre d'argent, "patang ben", adopte la même structure en plus grand. Lame acier, à gouttière. |
| Hautbois | **** | Bien que dénommés "flûtes chinoises", ces instruments à anche double entrent dans la catégorie des hautbois. Comme dans le cas de nos hautbois médiévaux, l'anche souple vibre librement dans la cavité buccale, les lèvres du musicien étant pressées contre le disque ("pirouette") à travers lequel passe l'embouchure. Trait caractéristique de ces superbes exemplaires anciens, le corps conique est en ivoire, et non en bois; il comporte six trous non équidistants, outre un septième pour le pouce. Pavillon et anneaux ouvragés sont en argent partiellement doré, rehaussé de quelques turquoises et perles de corail. La chaîne de suspension, en argent, est ornée du nœud de vie, l'un des "huit symboles de bon augure". Presque toujours joués par paire, et souvent en canon dans la musique processionnelle, les "gyaling" donnent la ligne mélodique au sein de l'orchestre monastique. |
| Hautbois | **** | Bien que dénommés "flûtes chinoises", ces instruments à anche double entrent dans la catégorie des hautbois. Comme dans le cas de nos hautbois médiévaux, l'anche souple vibre librement dans la cavité buccale, les lèvres du musicien étant pressées contre le disque ("pirouette") à travers lequel passe l'embouchure. Trait caractéristique de ces superbes exemplaires anciens, le corps conique est en ivoire, et non en bois; il comporte six trous non équidistants, outre un septième pour le pouce. Pavillon et anneaux ouvragés sont en argent partiellement doré, rehaussé de quelques turquoises et perles de corail. La chaîne de suspension, en argent, est ornée du nœud de vie, l'un des "huit symboles de bon augure". Presque toujours joués par paire, et souvent en canon dans la musique processionnelle, les "gyaling" donnent la ligne mélodique au sein de l'orchestre monastique. |
| Masque de clown | **** | cf 73.12.2. Peint en brun rouge rehaussé de traits noirs, ce masque au nez busqué représente un maître tantrique indien jouant un rôle de bouffon. |
| Masque de divinité mineure non identifiée | **** | Présentant un visage au teint jaune verdâtre, sommé d'une tête de mort indiquant qu'il s'agit sans doute d'un protecteur mineur. Bois sculpté et peint. Provient de la région de Bumthang. |
| Masque de la «vieille femme» | **** | Ce masque au faciès tourmenté personifie la «vieille femme» qui, en compagnie du «vieil homme», apparaît dans certains festivals du Bhoutan central (par exemple à celui de Jampé Lhakhang, Bumthang). D'allure tantôt joviale, tantôt irritée, ces deux masques sont des bouffons distincts des "atsara". Bois sculpté et noirci. |
| Paire de cymbales et étui | **** | Ces cymbales à larges bosses sont du type "rol mo", distinct des cymbales "sil snyan", à petites bosses et moins lourdes. Les premières sont frappées horizontalement, les secondes verticalement. Les unes comme les autres font partie de l'orchestre monastique. Tenues par des lanières en fils de soie multicolores, tissés aux cartons, les "rol mo" rythment notamment les danses sacrées et, souvent, en annoncent la fin par une sorte d"'accelerando" doublé d'un "pianissimo" relevant d'une extraordinaire maîtrise.
Plus particulièrement digne d'intérêt, au vu de sa rareté dans les collections tibétaines, l'étui en bois revêtu de toile peinte en rouge, est orné de quatre signes "shou", diagrammes chinois de longévité, et sur le pourtour, de monstres ailés (peut-être dérivés de la chauve-souris, autre porte-bonheur d'inspiration chinoise ) et d'appliques en laiton ajouré. L'intérieur montre des restes de doublure de soie. |
| Petit sac | **** | Des diagrammes de longévité tissés en fil d'or se détachent sur des bandes de soie polychrome. Au revers de la base, ornée d'un lotus, est cousue une boucle par laquelle passe un anneau d'argent ciselé. Le sac se ferme au moyen d'un cordonnet mauve, passé dans 22 petits anneaux d'argent. Ce type de sac semble avoir pratiquement disparu en faveur de modèles d'inspiration occidentale. |
| Récipient à bière | **** | Cylindre de bambou revêtu de vannerie de deux couleurs. Un orifice percé dans le nœud supérieur du cylindre de bambou permet de boire à l'aide d'une paille. |
| Sabre avec ceinturon | **** | De structure classique, ce sabre ancien a la particularité de comporter une poignée revêtue de peau de crapaud. Quant au fourreau de bois, il est recouvert d'argent et de peau laquée rouge et noire. Le ceinturon, ancien lui aussi, est en trois segments de cuir habillés de tissu, reliés par trois boucles en argent, maintenues par des appliques en forme de feuille, en argent ajouré, auxquelles s'ajoute une boucle-fermoir. |
| Stylet avec fourreau | **** | L'ornementation de cette pièce exceptionnelle et ancienne relève d'une finesse sans égale dans la collection. Le décor ajouré de la poignée et du fourreau de bois revêtu de laiton, comprend les "huit symboles de bon augure", rehaussés de turquoises (dont certaines manquent). Sur le pommeau, on reconnaît deux d'entre eux: le parasol d'honneur et les poissons d'or. Comme le couteau, le stylet se glisse dans la ceinture et reste dissimulé dans l'ampleur du "go" (costume masculin).
Lame acier, section en carrelet. |
| Tambour à boules fouettantes | **** | Ce petit tambour en sablier présente une version réduite, exécutée en bois, de sa forme originelle constituée de deux calottes crâniennes affrontées par leurs sommets. Les boules fouettantes, en tissu, viennent frapper à tour de rôle les deux membranes,
sous l'effet d'un pivotement alternatif rapide. Le son obtenu est censé attirer l'attention des divinités durant la lecture des textes sacrés ou l'exécution de danses rituelles. Comme dans le cas des cymbales, le rythme connalt des accélérations et des "pianissimi" stupéfiants de virtuosité. Bois, peau de serpent (collée) teinte en vert, tissu, argent. |
| Tambour à manche avec baguette | **** | Grand tambour sur cadre circulaire à deux peaux. Pourtour du cadre entièrement décoré de crânes peints, entourés de motifs (guirlandes) dorés. Long manche (67 cm) en bois sculpté peint en rouge fiché dans le cadre. Anneau fixé au cadre à l'opposé du manche. Baguette recourbée en forme de S, peinte en rouge. |
| Thanka | **** | Gouache sur toile. Figure centrale: Le «Précieux Vainqueur» Gyalwang Je Kunga Penjor (rGyal ba'i dbang po rGyal dbang rje Kun dga' dPal 'byor), 1428-1476, treizième prince-abbé et éminent maître Drukpa ('Brug pa). |
| Thanka | **** | Gouache sur toile. Figure centrale: Tsangpa Gyaré Yeshé Dorji (gTsang pa rgya ras Ye shes rdo rje), 1161-1211, fondateur de l'ordre Drukpa-kargyu ('Brug pa bka' brgyud).
Gouache sur toile |
| Trompe droite | **** | Longue trompe téléscopique à embouchure terminale; cuivre et ornements en laiton. D'usage cérémoniel, se jouent toujours par paire. |
| Trompe droite | **** | Longue trompe téléscopique à embouchure terminale; cuivre et ornements en laiton. D'usage cérémoniel, se jouent toujours par paire. Embouchure fendue et recollée à Daoulas. |
| Veste de femme | **** | Lainage doublé toile.
Les pièces constituant les motifs et le fond ne sont pas appliquées mais assemblées bord à bord, ce qui représente une véritable prouesse technique.
Au centre, la Roue de la Loi - symbolisant avec ses huit rayons l'octuple sentier enseigné par le Bouddha Shâkyamuni - mue par la spirale du moyeu; alternant avec des lotus ornés d'une perle, quatre monstres-gardiens, tsipatra (dont deux entièrement visibles) couronnés d'un joyau flamboyant; bordure de svastika sinueux.
Provenant de la région de Bumthang (centre du Bhoutan), cette veste très usée semble appartenir à un type aujourd'hui disparu. |
| Vièle avec archet | **** | Corps de résonance tubulaire en ivoire; quatre cordes, quatre chevilles; chevalet reconstitué. Plectre enduit de résine dont on frotte les cordes. Archet à deux cordes insérées entre les cordes de jeu. Souvent jouée en solo, peut aussi accompagner des chants.
Cf. Helffer 1994: 282 (en haut). |
| Ardoise sculptée et peinte | *** | Habituellement scellée dans un mur de pierres. |
| Chapeau | *** | Vannerie. |
| Masque du cerf aux bois blancs | *** | En bois sculpté et peint en brun rouge, chaque poil étant soigneusement tracé, le masque du cerf, dit shawa, doit son aspect
farouche aux "flammes" dorées qu'il émet de ses naseaux et de sa gueule, et dont sont ourlés ses sourcils et ses joues. Il anime notamment une danse laïque, "Péling shacham", issue d'une vision céleste qu'aurait obtenue de Padmasambhava le grand saint Pémalingpa (1450-1521) - un ancêtre de la famille royale. Il est considéré comme le plus grand "terton" bhoutanais ("découvreur de trésors", c'est-à-dire de textes cachés par Padmasambhava pour être "découverts" en temps utile).
Destinée à triompher du mal, cette danse met en scène quatre danseurs (laïcs), parés d'une collerette sur leur torse nu et vêtus d'une ample jupe de soie jaune imprimée de pois multicolores ("mentsi"). Armés de glaives, ils pourfendent des ennemis invisibles dans les six directions de l'espace, tantôt martelant le sol du "pas du foudre" ("dorje"), tantôt s'agenouillant et ployant le haut du corps de tous côtés, au point d'effleurer la terre de leurs bois. Au moment de quitter l'aire de danse, ils lèvent la main gauche en signe d'apaisement (abhaya mudrâ), signifiant ainsi l'accomplissement de leur œuvre.
Peinture crème des cornes (entoilées) écaillée. |
| Masque et costume de clown | *** | cf. 77.4.2. Masque en bois peint, costume en coton et feutre.
Masque accusant une origine indienne (nez busqué, moustaches, teint rougeâtre). Personnifie les sages indiens qui jadis propagèrent le bouddhisme dans les pays himalayens et au Tibet.
Incarné par des danseurs laïcs, l'atsara joue un rôle ambigu: bouffon parodiant les gestes les plus sacrés, il contribue à détendre l'atmosphère tout en étant craint. Il est également chargé de maintenir l'ordre et de recueillir les oboles destinées à couvrir partiellement les frais du festival. |
| Thanka | *** | Représente Padmasambhava. |
| Thanka | *** | Réplique du thanka 73.12.13 volé au MEN en 1976. |
| Baratte | ** | Utilisée pour la préparation du thé au beurre. Le thé bouilli est versé sur un morceau de beurre additionné de sel; le barattage rend le mélange mousseux.
a) Récipient cylindrique en bois, cerclé de six feuilles de laiton et d'un ruban de fer. Bandouillère (?) en cuir.
b) Batteur en bois avec poignée revêtue de feuilles de laiton.
c) Couvercle rond, en bois, recouvert de laiton avec trou central. |
| Béret de pluie | ** | cf. 80.1.1. Cet étrange bonnet, en forme de galette légèrement bombée et repliée sur son pourtour, compte cinq mèches le long desquelles la pluie ruisselle sans toucher le visage du porteur. Il appartient en propre aux pasteurs semi-nomades de Sakteng (extrême est du Bhoutan). Poil de yak noir, feutré. |
| Boîte à beurre avec couvercle | ** | Fabriquée en lamelles de bambou cousues et montées sur une base ovale en bois. |
| Boîte avec couvercle | ** | Tournée, en bois clair, cette boîte ronde à couvercle porte huit motifs floraux peints en rose, vert, blanc, beige et noir. Quatre sur le couvercle. Sceau en cire à l'intérieur du couvercle. |
| Boîte avec couvercle | ** | Récipient sur base circulaire, pansu; bois tourné clair orné de quatre idéogrammes peints en bleu-clair. Petit couvercle convexe, avec quatre idéogrammes peints en bleu-clair. |
| Bouclier | ** | Décoré de quatre appliques en laiton figurant des boutons de lotus et de l'emblème "soleil-lune", ce bouclier en peau de buffle laquée noir et bordée de rouge possède au revers deux poignées de cuir montées sur un coussinet, pour amortir les chocs, et une lanière de suspension, en coton bleu foncé tissé aux cartons. Ce type de bouclier, parfois en peau de rhinocéros, évoque les temps où les guerres se livraient à coups de flèches - un art dans lequel les Bhoutanais excellaient, si l'on en croit les récits de leurs adversaires britanniques. De nos jours, le "dali" n'a plus qu'un usage cérémoniel. |
| Bracelet | ** | Ce type de bracelet en anneau ouvert est porté, normalement à chaque bras, par les femmes semi-nomades de Sakteng (est du Bhoutan). Argent léger, imitation turquoises et corail. |
| Chapeau de pluie | ** | cf. 79.6.1. Bonnet en poil de yak brun-noir, feutré, pourvu de cinq mèches permettant à la pluie de ruisseler sans toucher le visage. Porté par les groupes pasteurs du Nord-Est du Bhoutan.
Reproduit dans "Regards sur le feutre" 12 mai - 29 septembre 1996, Musée du Chapeau, F-42140 Chazelles-sur-Lyon, p. 7. |
| Chapelet | ** | Va avec 68.4.12. Comprend 98 perles noires, huit perles rouges, une grosse perle-fermoir en ivoire, soit au total, à une perle près, le nombre sacré de 108. Chacune des sept lanières de cuir et d'argent porte dix anneaux-compteurs, la première servant à marquer les unités, la deuxième, les dizaines, etc. Ce procédé de calcul n'est pas limité au domaine de la prière mais intervient dans la vie profane. |
| Collerette | ** | Sur le mannequin. Collerette amovible allant avec un costume et masque de divinité tutélaire. Soie doublée; fond bleu marin, riches motifs polychromes rehaussés de fils d'or et d'argent: décor de dragons, nuages et diagrammes de longévité. Avec rubans rouges appliqués. Utilisés dans les danses sacrées ('chams). |
| Corbeille ovale | ** | Vannerie polychrome en fibres de bambou et de canne à sucre. Use fine anse. D'usage quotidien.
Artisanat typique de la région de Tongsa, Bhoutan central, d'où est originaire la famille royale. |
| "Corne" à libations | ** | A proprement parler, il ne s'agit pas d'une "corne", mais d'une défense d'éléphant façonnée, revêtue d'argent partiellement doré et fermée par un couvercle lotiforme, relié par une chaînette double. La perfection de son décor floral et géométrique place
cette pièce ancienne parmi les chefs-d'œuvre d'orfèvrerie de la collection. Elle était autrefois réservée aux libations d'eau
de vie (arrak). |
| Corne à libations avec couvercle | ** | Provient d'un buffle, "bamen", considéré comme sacré, dont l'espèce (rare) se rencontre dans l'est du Bhoutan. Fermée par une planchette assujettie à la cire et par un couvercle de laiton, elle est destinée aux libations de bière.
Manque un clou arceau du haut + 1 petit trou; pas de lanière ni de chaîne mais une cordelette. |
| Costume de divinité tutélaire | ** | Costume de brocart importé de Chine. Soie doublée; fond bleu marin, larges bandes jaunes et brunes, riches motifs polychromes rehaussés de fils d'or et d'argent: décor de dragons, nuages et diagrammes de longévité. Utilisé dans les danses sacrées ('chams).
A été fortement décoloré dans le bas par le néon de l'ancienne vitrine.
Les festivals religieux organisés chaque année dans les principaux dzong et monastères sont censés contribuer à la protection du royaume en le purifiant du mal - d'où le patronage que leur accordent le gouvernement et la famille royale.
Les textes bouddhiques prêtent au 'chams (danse sacrée) une origine divine. Les danses du Bhoutan se répartissent en deux genres: les danses rituelles, réservées aux moines, et celles, dites auxiliaires, exécutées par des laïcs. La plupart sont masquées.
Les divinités du type exposé interviennent notamment dans une danse destinée à détruire le mal par le meurtre rituel d'une figurine. Loin d'être "diabolique" - comme on l'a parfois prétendu -, cet acte de magie sympathique, accompli à l'aide d'un phur bu (poignard rituel), relève de la compassion. Il consacre, en effet, l'anéantissement d'obstacles à la réalisation spirituelle, préalablement concentrés dans la figurine qui tient lieu de bouc émissaire. En même temps, les moines accomplissent une forme concrète de méditation.
Selon le bouddhisme tantrique, l'aspect courroucé de la divinité est à la mesure du combat à livrer contre le mal. |
| Coupe | ** | Bois verni, foncé et copalé à bords légèrement évasés. |
| Coupe | ** | Bois tourné clair à bords légèrement évasés. |
| Coupe | ** | Bois. Intérieur plaqué argent. Sous la base, sceau de cire aux armes du roi. Utilisée pour le thé au beurre ou le riz accompagnant le thé. |
| Coupe avec couvercle | ** | Lotiforme, ornée de pétales de lotus et fermée par un couvercle couronné d'un bouton de la même fleur - symbole de pureté par excellence -, cette coupe à offrandes contient normalement de l'eau de vie (arrak) additionnée de safran, ou de grains de riz cru. Argent partiellement doré. |
| Coupe avec couvercle et support | ** | Substitut d'une calotte crânienne, la coupe est fermée par un couvercle sommé d'un demi-vajra ("rdo rje"), issu d'un double vajra. Le support triangulaire est orné de trois têtes de mort symbolisant, notamment, les «trois poisons» (le désir, la colère et l'égarement) dont les racines doivent être tranchées. La coupe contient normalement de l'eau sainte ou de l'eau-de-vie additionnée de safran (assimilée à l'élixir d'immortalité). Argent partiellement doré. |
| Couverture | ** | Quatre bandes noires à rayures blanches sont juxtaposées pour composer cette couverture rugueuse, ornée de quatre flocs de poils blancs, rouges et noirs. Elle peut servir de protection contre la pluie chez les pasteurs semi-nomades. Tissée en poil de yak. |
| Echarpe | ** | Sur le mannequin. Coton plié longitudinalement en trois; motifs tissés en soie et fil argent et or.
Portée par les femmes pour se rendre au dzong, au monastère ou à certaines cérémonies. Présenté avec le "kira" 85.15.1. |
| Echarpe | ** | D'innovation récente, elle se porte à la mode occidentale. Dérivées des "yathra" traditionnels, ces écharpes présentent l'avantage d'être beaucoup moins coûteuses et donc plus propres à tenter l'éventuel touriste.
Spécialités de Bumthang (centre du Bhoutan), les lainages, teints à l'aide de pigments naturels, sont le plus souvent tissés sur le métier à pédales (armure sergée). |
| Echarpe | ** | Sur le mannequin. Bourre de soie.
Portée par les hommes pour se rendre au dzong, au monastère ou à certaines cérémonies. Le blanc est la couleur portée par le commun des mortels, le rouge distingue les dasho (dignitaires nommés par le roi), l'orange, les ministres, le jaune-safran est l'apanage du roi et du je khenpo (chef de la communauté monastique).
Présentée avec le cafetan 83.23.1. |
| Fouet | ** | Branche à quatre ramifications terminales, reliées par du fil noir pour augmenter l'effet du brassage. Ce fouet de fortune est utilisé pour mélanger le beurre ajouté au thé, si l'on ne dispose pas d'une baratte ("dongmo"). |
| Grande louche | ** | Poche en cuivre, manche en bois noirci et feuille de laiton; anneau de suspension en fer. |
| Grelottière | ** | Quinze grelots de bronze fixés sur une lanière de cuir. Utilisée pour les caravanes de mules ou de petits chevaux. |
| Lampe à beurre votive | ** | Cette coupe sur pied présente en son centre un orifice prévu pour une mèche montée sur un bâtonnet. La base porte une inscription à peine lisible et d'une orthographe capricieuse; Michael Aris a toutefois réussi à déchiffrer que cette lampe coûta la somme de 18 "matram" (ancienne monnaie bhoutanaise) au donateur, un certain Tendzin, dont l'acte méritoire fut ainsi dûment comptabilisé. Argent. |
| Lampe à huile | ** | cf. 73.12.7.a-b. Le décor comporte des diagrammes de longévité ressortissant à deux formes fondamentales d'origine chinoise: l'une ronde, l'autre oblongue, dérivées du caractère "shou" signifiant «longue vie». Bronze. Les lampes alimentées à l'huile ou au beurre sont toujours en usage dans un pays où l'électricité est encore rare, selon les régions. |
| Lampe avec mèche | ** | cf. 68.4.24. Le décor comporte des diagrammes de longévité ressortissant à deux formes fondamentales d'origine chinoise: l'une ronde, l'autre oblongue, dérivées du caractère "shou" signifiant «longue vie». Bronze cuivré; mèche en franges de soie. Les lampes alimentées à l'huile ou au beurre sont toujours en usage dans un pays où l'électricité est encore rare, selon les régions. |
| Masque de divinité tutélaire | ** | Sur le mannequin. Forme courroucée: troisième œil, couronne de cinq têtes de mort. Papier mâché, fond bleu foncé. Utilisé dans les danses sacrées ('chams). |
| Mesure à grains | ** | Récipient cylindrique, monoxyle, cerclé de deux rubans de fer, l'un autour de la base, l'autre autour de l'ouverture; languette de suspension en cuir. |
| Moule à offrandes | ** | Bois noirci et incisé à six pans. Ficelle. Utilisé pour mouler des offrandes de pâte additionnée de beurre. |
| Napperon | ** | Destiné à être placé sur un autel, sous un ustensile rituel, il est caractérisé par ses morifs de soie polychrome en "patchwork" souvent reproduits par les tisserandes pour favoriser leur propre longévité ainsi que celle du porteur. |
| Napperon | ** | Destiné à être placé sur un autel, sous un ustensile rituel, il est caractérisé par ses morifs de soie polychrome en "patchwork" souvent reproduits par les tisserandes pour favoriser leur propre longévité ainsi que celle du porteur. |
| Ornement de harnais (?) | ** | Deux bandes de couches d'étoffe, la dernière rouge, agrémentée de tissus floraux en tissus aplliqué aux couleurs très passées. Ce double décor est fixé, par quelques petits points de fil rouge, à une courroie de cuir traversant un anneau de laiton, retenant un pendentif en laiton: plaque à bords relevés en forme d'octogone, sommée par un appendice. Une rondelle de bois retient trois languettes (une quatrième doit manquer), formées de pièces de tissus de diverses couleurs, très passées. |
| Paire de fibules | ** | Jadis utilisée pour retenir aux épaules le vêtement féminin ("kira"), ces fibules anciennes en argent partiellement doré proviendraient de la région de Laya (nord-ouest du pays). |
| Parure de tête | ** | Cette parure, jadis portés par les femmes du sud-est du Bhoutan, comporte six chaînettes en argent et une boucle-fermoir. Au centre, des turquoises (imitation) dessinent une fleur à huit pétales. |
| Petit panier à couvercle | ** | Avec anse. Vannerie polychrome en fibres de bambou et de canne à sucre; ajours. D'usage quotidien.
Artisanat typique de la région de Tongsa, Bhoutan central, d'où est originaire la famille royale. |
| Petite aiguière | ** | Attaché par une chaînette, le couvercle est couronné d'un bouton de lotus. Le goulot jaillit d'une gueule de "makara". Argent partiellement doré. |
| Pièce de lainage de type dit yatha | ** | Laine peignée après tissage; franges à une extrémité.
Utilisée comme tapis ou couverture (comportant alors 3 pièces juxtaposées). |
| Pièce de tissu de type dit adhamata | ** | Pièce de tissu de type dit adhamata entrant dans la confection d'un vêtement masculin.
Bourre de soie indigène, dite bura, produite par le ver Philosoma cynthia (pour des motifs religieux, on évite de tuer la chrysalide et les cocons sont donc percés). |
| Pièce de tissu de type dit ahékapor | ** | Entrant dans la confection d'un vêtement masculin. Bourre de soie indigène, "bura". |
| Pilon-louche à bière | ** | Bambou. La bière ("chang") se prépare à partir de grains d'orge ou de mil fermentés, placés dans le filtre de vannerie, puis ébouillantés avant d'être pressurés à l'aide d'un pilon ("kuchu", racine ou «collet» de bambou), qui fait également office de louche. Dans l'exposition permanente présenté avec le vase à bière 73.12.6.a-c. |
| Plat avec couvercle | ** | Bois clair, intérieur laqué noir. Orné de deux cercles rouges et un noir, ce plat peut en former deux avec son couvercle.
L'intérieur laqué permet de servir des mets chauds, comme du riz, de la viande ou des légumes. |
| Plat rond avec couvercle | ** | Récipient galbé, sur base circulaire; couvercle aussi grand que le plat.
Bois tourné de loupe ("dza"). Base ronde; surface supérieure rehaussée par un rond peint, concentriquement, rouge, noir et rouge. Intérieur laqué noir. |
Poignard rituel
Fer | ** | Il possède une lame triangulaire, un pommeau tricéphale à l'image de Hayagriva. Fer, laiton. |
| Pot avec couvercle | ** | Muni d'une lanière de cuir passée dans deux anneaux, ce pot à couvercle en bois noirci, cerclé et armé de rubans de laiton, est destiné à contenir du beurre ou de la "tsampa", farine d'orge rôtie consommée parfois avec le thé au beurre. |
| "Queue" tenant lieu de coussin de siège | ** | Suspendue à la taille, cette "queue" se termine par un disque tenant lieu de siège aux pasteurs semi-nomades de Sakteng (est du Bhoutan). Poil de yak et laine de mouton. |
| Récipient | ** | Ce cylindre de bois, cerclé de trois rubans de laiton (un quatrième manquant), comporte deux orifices, dont l'un est fermé par une languette coulissante. En bois ou en argent, le "jadung" était jadis porté à l'épaule, à l'aide de la courroie de cuir, par un serviteur qui en goûtait le contenu avant son maître pour lui éviter tout risque d'empoisonnement. Récipient à eau, bière ou eau-de-vie. |
| Récipient à bière | ** | Cylindre de bambou (entrenœud) revêtu de vannerie couleur paille, mauve, verte et violette. |
| Reliquaire | ** | De forme hexagonale, ce reliquaire comporte un couvercle travaillé en filigrane et orné de sept turquoises. |
| Reliquaire | ** | Des appliques en argent doré reproduisent divers motifs (les "huit symboles de bon augure", le joyau). Ce reliquaire devait contenir une ou plusieurs statuettes de divinités, des reliques et des formules mystiques rassemblées à des fins protectrices. Cuivre. |
| Reliquaire-pendentif | ** | Applique lotiforme ornée à l'origine d'une turquoise (manquante). Argent, coton. Destiné à contenir des bandes de papier imprimé de formules mystiques et des objets ayant valeur de reliques, se porte en pendentif. |
| Seau à beurre | ** | Cylindrique, monoxyle, en bois sculpté; cordelette de suspension attachée à deux anses lattérales; un cercle de vannerie autour du bord supérieur et un autour de la base. |
| Seau à lait avec couvercle | ** | Huit douves de bois sur plan circulaire, maintenues par onze cercles en baguette aux extrémités liées par des fibres en poils brun-foncé. Couvercle rond, en bois, avec petite oreille. Ce seau est utilisé par les pasteurs semi-nomades. |
| Selle et étriers | ** | La selle est formée de quatre éléments assemblés. Les étriers, en fer, sont de facture ordinaire.
Dans l'exposition permanente seuls sont présentés les étriers 73.12.8.b-c. |
| Sept coupes à offrandes | ** | Toujours au nombre de sept, ces coupes lotiformes, placées sur l'autel domestique, doivent être régulièrement remplies d'eau ou de riz (en l'occurrence, une variété de riz rose bhoutanais). Argent repoussé. |
| Statuette à l'image du Buddha Shâkyamuni | ** | Le Buddha est représenté dans l'attitude dite du «témoignage» (bhûmisparsha mudrâ) évoquant le moment où, peu avant d'atteindre l'éveil, il invoqua la Terre de sa main droite, la prenant à témoin des innombrables mérites accumulés dans ses existences antérieures. Bronze doré. |
| Stupa ("mchod rten") votif | ** | Ce stupa reproduit en miniature une forme archaïque de ces monuments funéraires, caractérisée par une base en forme de cloche ourlée de pétales de lotus, surmontée d'une section carrée à redents sur laquelle s'appuie une flèche de treize disques ou étages, terminée par un parasol lotiforme couronné d'un lotus. Les différentes parties du stupa - symbole cosmique par excellence - correspondent à la fois aux cinq éléments (terre, eau, feu, air, éther), aux cinq couleurs (jaune, blanc, rouge, vert, bleu) et aux cinq Jina ou Buddha cosmiques (Ratnasambhava, Akshobhya, Amitabha, Amoghasiddhi, Vairocana). Il s'agit d'un mandala tridimensionnel.
Fermé par une feuille de métal emboîtée dans sa base, cet exemplaire (comme les "chörten" élevés un peu partout au Bhoutan) est destiné à contenir des reliques.
Une statuette à l'image du Buddha Shakyamuni, un livre et un stupa représentent les "trois supports": le corps, la parole et l'esprit du Buddha. Ce sont aussi les trois plans de l'activité humaine sur laquelle s'exercent les méthodes de réalisation spirituelle.
Bronze doré. Forme particulière appliquée aux miniatures votives. |
| Théière avec couvercle | ** | On retrouve sur cet exemplaire la structure classique des théières: anse en forme de dragon (simplifié), goulot issu de la gueule d'un makara - monstre marin. Sur la panse sont incisés des pétales de lotus. Couvercle amovible.
Les théières en terre cuite, jadis présentes dans tous les ménages, se font rares de nos jours, remplacées qu'elles sont par des théières en aluminium. Elles seraient cependant encore de rigueur pour les libations accompagnant, par exemple, les mariages.
Ancienne; retrouvée lors de la démolition d'un temple. |
| Théière, dite jamji | ** | D'une richesse exceptionnelle, l'ornementation de cette pièce ancienne recourt à des appliques en argent ajouré reproduisant les "huit symboles de bon augure" (base et col), la spirale (panse), un bouton de lotus (couvercle). L'anse est en forme de dragon ("druk"), emblème du Bhoutan, le goulot en forme de makara - monstre marin ou "dragon aquatique" (tib. "chu srin"), d'inspiration indienne, symbolisant le pouvoir de l'eau génératrice de vie. Cuivre, argent et laiton.
Ce type de théière est essentiellement utilisé pour les libations de thé au beurre accompagnant les cérémonies religieuses. |
| Vase | ** | Bois revêtu de vannerie de bambou à motifs géométriques polychromes. Il semble relever d'une innovation relativement récente. |
| Vase | ** | Bois revêtu de vannerie de bambou à motifs géométriques polychromes. Il semble relever d'une innovation relativement récente. |
| Vêtement féminin | ** | De type dit ngoshom kushuthara (kushuthara à fond noir), ce "kira" reproduit une exécution sommaire et donc économique de ce coûteux décor (voir mEN 87.17.11). Ainsi, il ne présente pas de bandes latérales et les motifs sont simplifiés et clairsemés au point même de disparaître totalement sur la partie qui devient invisible, une fois le "kira" drapé. |
| Xylographe (avec épreuve) | ** | Planche en bois noirci pour l'impression d'un "rlung rta" ou "lungta" («cheval de vent») sur une bannière de prière ou sur une feuille de papier. Au centre, le cheval portant les "Trois Joyaux" (le Buddha, le Dharma - Loi - et la Shanga - Communauté des moines); dans les angles, les animaux gardiens des quatre orients: le tigre, le lion des neiges, le "garuda" et le dragon. Cordon de toile. |
| Boîte à bétel | * | Argent partiellement doré. Forme paire avec la suivante.
Le couvercle de la boîte rectangulaire est orné d'un motif composite: une Roue de la Loi posée sur un lotus, flanquée des deux poissons d'or et couronnée du parasol d'honneur, soit 4 des 8 symboles auspicieux. Les deux gazelles évoquent la première prédication du Buddha Shâkyamuni, à laquelle assistèrent les gazelles du parc de Sârnâth, près de Bénarès. (La présence de gazelles également sur le couvercle de la boîte ronde indique qu'il s'agit d'une paire.)
Ces boîtes sont d'un usage exclusivement bhoutanais. Pour se préparer une chique, l'amateur ajoute un peu de chaux épicée à une noix d'arec débitée en tranches et roule le tout dans une feuille de bétel. |
| Boîte à chaux | * | Argent partiellement doré. Forme paire avec la précédente.
Les deux gazelles évoquent la première prédication du Bouddha Shâkyamuni, à laquelle assistèrent les gazelles du parc de Sârnâth, près de Bénarès.
Ces boîtes sont d'un usage exclusivement bhoutanais. Pour se préparer une chique, l'amateur ajoute un peu de chaux épicée à une noix d'arec débitée en tranches et roule le tout dans une feuille de bétel. |
| Bottes cérémonielles | * | Sur le mannequin. Tige fermée par une jarretière ("lham sgrog") de coton aux motifs tissés (c-d). (Jarretières: 1 quart de la V.ass.).
Les bottes cérémonielles, "tsholham", "bottes d'assemblée", sont à tige ouverte en satin broché noir orné de feutrine rouge
et de brocart. Montée sur une semelle de cuir, la tige est maintenue par des jarretières, "lhamju", en coton bleu tissé aux cartons, dont les motifs comprennent notamment des arbres de vie ("shinglo") et des diagrammes chinois de longévité.
Partie du costume masculin. |
| Bracelet ouvert | * | Métal argenté et partiellement doré. Se porte normalement par paire. |
| Casque (3 éléments) | * | Etoffe rembourrée et armée de plaquettes. |
| Ceinture | * | Coton tissé aux cartons. Portée par les hommes. |
| Ceinture | * | Laine; motifs tissés soie et fil doré. Tissée aux cartons.
Type récemment adopté par les femmes, en remplacement de la large ceinture longitudinalement pliée en trois. |
| Ceinture pour vêtement féminin | * | Sur le mannequin. Tissée aux cartons. Type étroit et rigide, porté par les femmes selon une mode récente. Présenté avec le "kira" 85.15.1. |
| Ceinture pour vêtement féminin | * |   |
| Ceinture pour vêtement féminin | * |   |
| Ceinture pour vêtement féminin | * |   |
| Ceinture pour vêtement féminin | * |   |
| Ceinturon | * | Sur le mannequin. Cuir revêtu de tissu rouge; appliques et anneaux en argent partiellement doré. |
| Collier | * | Sur le mannequin. Comprend 12 perles de corail et 13 agates (gzi), 2 vajra (rdo rje) dorés, ornés de turquoises, et 2 boules de métal doré et ajouré (corail, agates et turquoises, fort prisés, ne sont que des imitations en vente au bazar). Présenté avec le "kira" 85.15.1. |
| Corbeille à couvercle | * | Cubique. Vannerie polychrome. Couleurs passées sous l'effet de l'éclairage des vitrines. |
| Corbeille à riz | * | Vannerie. |
| Corne à libations | * | Corne de buffle sauvage connu sous le nom local de mahé.
Portée sur l'épaule par un serviteur, était utilisée, lors d'un déplacement, comme récipient à eau. |
| Coupe avec couvercle | * | cf. 68.4.20. Intérieur laqué. Destinée au curry, aux condiments ou au thé. |
| Coupe avec couvercle | * | cf. 68.4.21. Intérieur laqué. Destinée au curry, aux condiments ou au thé. |
| Coupe en ivoire | * | Utilisée pour le thé au beurre ou le riz au safran servi avec le thé. |
| Couverture, type yatha | * | Laine noire. |
| Echarpe cérémonielle | * | Plusieurs billets de 1 Ngultrum sont déposés dessus, devant le tashigomang (87.17.1), dans l'exposition permanente. |
| Echarpe cérémonielle | * |   |
| Echarpe de femme | * |   |
| Fragment de cotte de maille | * | Fer. |
| Fromage blanc | * |   |
| Mesure | * | Métal. Correspond à cinq fois la quantité de nourriture (phultag) donnée en aumône à un moine. |
| Monstre-gardien | * | Bois sculpté, ajouré et peint. Cette figure composite emprunte certains traits au garuda, oiseau mythique au pouvoir protecteur. Elle serait pourtant associée à un monstre marin. Placée au dessus d'une porte ou d'un pilier, elle assure aussi la prospérité symbolisée par des rinceaux fleuris ornés de joyaux. |
| Nappe, couverture ou tapis | * |   |
| Paire d'agrafes | * | Présentées avec une chaîne (81.5.3). Argent partiellement doré et turquoises. Motif central: lotus placé sur un double vajra (rdo rje). Au verso, barrette aux pointes rabattues. |
| Paire de bottes | * | Sur le mannequin. Portées avec le masque et costume de clown (a tsa ra, «maître») 73.12.2.a-e. |
| Passoire à thé ou "chinois" | * | Bambou. |
| Petite corbeille double | * | Vannerie polychrome. Couleurs passées sous l'effet de l'éclairage des vitrines. |
| Pièce de lainage, type yatha | * |   |
| Pièce pour vêtement féminin, mentha | * | Coton. |
| Pièce pour vêtement féminin, mentha | * | Coton. |
| Pièce pour vêtement féminin, mentha | * | Coton. |
| Pièce pour vêtement masculin, adhamata | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, adhamata | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, adhamata | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, ahékapor | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, ahékapor | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, ahékapor | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, menshimata | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, menshimata | * | Soie. |
| Pièce pour vêtement masculin, menshimata | * | Soie |
| Pièce pour vêtement masculin, menshimata | * | Soie. |
| Plat avec couvercle | * | Bois tourné, noirci à l'intérieur et sous la base (laqués). Forme deux plats à nourriture (riz). |
| Récipient à bière | * | Cylindre de bambou revêtu de vannerie polychrome. Couleurs passées sous l'effet de l'éclairage des vitrines. |
| Sabre de cérémonie | * | Sur le mannequin. Donné par le roi aux personnes qu'il veut honorer. |
| Selle avec couverture | * | Le bois peint en bleu disparaît sous une profusion d'ornements de bronze doré, où dragons, rinceaux et joyaux apparaissent en entrelacs. Comme le souligne son nom ("chib" étant le terme honorifique du "cheval", "rta"), il ne s'agit pas d'une selle ordinaire.
Maintenu par quatre boutons de lotus en argent ciselé, le coussinet de soie grenat est frappé de l'emblème royal (la roue de la Loi entourée de dragons), ce qui tend à prouver que cette selle ancienne, au décor exceptionnel, faisait partie des biens de la Couronne.
La couverture de cheval est faite de deux moitiés de tapis noué reliées par une bande de lainage ornée de motifs en croix teints par ligatures. Cette technique de teinture, de même que celle du tapis (les Bhoutanais n'en nouent pas) attestent l'origine tibétaine de cette pièce ancienne. Une bande de tissu rouge borde le fond bleu foncé sur lequel on distingue des motifs de couleur figurant des mandala (diagrammes mystiques). Deux trous bordés de cuir permettent le pasage des sangles.
Bordure pourtour: déchirure. Pièces rapportées, cousues - traces d'usure et déchirures recousues par endroits.
(V. ass. = 10% du tout) - Non exposée dans la salle permanente Bhoutan. |
| Tablette votive | * | Argile crue, parfois additionnée de cendres d'un défunt.
Représentent le Bouddha Akshobhya (Mi skyod pa) reconnaissable au vajra (rdo rje) placé dans sa main gauche et un stûpa (mchod rten) votif. |
| Tablette votive | * | Argile crue, parfois additionnée de cendres d'un défunt.
Représentent le Buddha Akshobhya (Mi skyod pa) reconnaissable au vajra (rdo rje) placé dans sa main gauche et un stûpa (mchod rten) votif. |
| Tapis de selle | * | Motifs brodés comprenant la spirale et deux lotus ornés des Trois Joyaux du bouddhisme (le Bouddha, le Dharma - Loi - et la Communauté des moines). |
| Thanka | * | Thanka des cinq Tathâgatha. |
| Thanka | * | Représente Râhula. |
| Thanka, Zhabs drung | * |   |
| Vajra | * | Va avec 68.4.11. Sceptre à 4 pointes rabattues sur l'axe.
Principaux ustensiles rituels du Vajrayâna, le vajra et la clochette (68.4.9) ont des fonctions complémentaires. Le premier représente à la fois le principe mâle, actif, et les moyens (ou pratique de la compassion); la seconde, le principe femelle, passif, et la sagesse. Symbolisée par des gestes canoniques, leur fusion permet d'atteindre la connaissance de la réalité telle qu'elle est, à savoir que toute chose est «vide» (shûnya) parce que conditionnée. |
| Vase à bière avec torche et filtre | * | Coulé en bronze, présente divers motifs: sur la panse, des pétales de lotus; sur le col, les 8 symboles auspicieux alternant avec 8 symboles de richesse (dont les boucles d'oreille du roi, la branche de corail et les défenses d'éléphant). Posé sur la torche tressée.
La bière (chang) se prépare à partir de grains d'orge ou de mil fermentés, placés dans le filtre de vannerie, puis ébouillantés avant d'être pressurés à l'aide d'un pilon (kuchu, racine ou «collet» de bambou), qui fait également office de louche.
Ce type de vase peut être utilisé pour des libations rituelles (mar chang).
Dans l'exposition permanente présenté avec le pilon-louche 80.10.18.
Publié. |
| Vêtement pour femme | * | Bleu. |